La tempête ne s’est pas calmée à Lille malgré le soutien officiel d’Olivier Létang à Bruno Genesio. Battu par l’Étoile Rouge en Ligue Europa, le LOSC enchaîne les déconvenues depuis janvier. Si le président maintient sa confiance, la marge d’erreur est désormais infime. En coulisses, plusieurs noms circulent déjà pour anticiper un éventuel virage stratégique.
Une série noire qui inquiète
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 7 défaites, 2 nuls et 1 victoire en 2026. Une dynamique inquiétante pour un club encore 5e de Ligue 1, mais en perte totale de confiance.
Après le revers européen, Genesio a lui-même reconnu la gravité de la situation : « On ne peut pas continuer à subir une situation qui est catastrophique ». Un constat lucide, presque fataliste. Malgré cela, la direction temporise. Officiellement, l’entraîneur reste en place. Officieusement, les prochains matchs, déplacement à Angers, retour contre Belgrade, réception de Nantes, pourraient peser très lourd.
L’expérience française en priorité ?
Si changement il devait y avoir, un technicien libre et expérimenté serait privilégié. Adi Hütter, rompu aux joutes européennes avec Monaco, apparaît comme une option crédible. Même logique pour Laurent Blanc, fort de 260 matchs sur un banc de Ligue 1.
Le profil de Will Still, passé par Reims et Lens, séduit également pour son énergie et sa connaissance du championnat. Un choix qui aurait aussi une dimension symbolique dans la rivalité régionale.
Une ouverture à l’international
Le LOSC pourrait aussi regarder au-delà des frontières. Stefano Pioli, ancien du Milan AC, cherche à relancer sa trajectoire après des expériences plus ternes. Quant à Edin Terzic, finaliste de la Ligue des champions avec Dortmund, il demeure en quête d’un nouveau projet ambitieux.
Pour l’instant, Bruno Genesio est toujours là. Mais à Lille, l’équilibre reste fragile. Et le moindre faux pas pourrait accélérer le calendrier des décisions.