Juste avant la trêve internationale, Angers SCO a su arrêter l’hémorragie à temps, en l’emportant face à Brest sur le score de 1-0. Si tout n’a pas été catastrophique au sein de cette équipe angevine, celle-ci ne gagnait plus, et le coach ne semblait pas au cœur d’une importante remise en question. Le problème du SCO vient-il d’un point bien précis ?
À l’été, Angers SCO semble se trouver dans l’obligation d’agir. À trois mois du début du mercato estival, le club compte de très nombreux joueurs en fin de contrat, ou en instance de départ au regard de leur talent, de leur cote, et de leur potentiel. Cette saison pourtant, Gérald Baticle compte sur un nombre de joueurs limité, et fait confiance à son équipe type de manière relativement récurrente. Est-ce là le vice de l’entraîneur angevin ? Cette politique a-t-elle des limites immédiates ?
Un temps de jeu très inégal à Angers ?
Depuis le début de la saison, très peu d’ajustements majeurs ont été réalisés. Le principal chantier se situe naturellement dans les buts, alors que des chamboulements imprévus ont eu lieu. Bernardoni, Petkovic, puis désormais Mandrea, le temps de jeu entre ces trois hommes devrait être relativement équilibré en fin d’exercice. En revanche concernant les autres postes, la donne est différente. Avec 96% du temps de jeu, Traoré est de loin le joueur occupant le plus les plans de Gérald Baticle. Derrière lui, Fulgini joue dans 88% du temps, alors qu’il est le facteur X de cette équipe. Autour des 80% de temps de jeu, Cabot, Boufal, Manceau, ou encore Thomas complètent le top des joueurs indispensables pour le SCO.
Derrière ces hommes, un grand écart se forme avec les plus jeunes. Avant de partir à Nice, Billal Brahimi n’avait pas un temps de jeu conséquent, et ne grapille que 27% du temps de jeu angevin cette saison. Pour beaucoup de supporters, son départ était d’ailleurs vu comme une erreur. Le talentueux milieu de terrain marocain Ounahi ne compte que 47% du temps de jeu, lui qui s’était montré très à son aise en tant que milieu créateur face à Monaco par exemple. Nabil Bentaleb arrivé libre cet hiver ne voit que 42% lui être accordés, pour seulement 24% pour Pereira Lage par exemple. Ces grands écarts se paieront-ils d’ici l’été ?