Après l’interdiction de la diffusion d’un match de Série A en raison d'un problème de sponsor, l’AS Monaco est sous le feu d'une même sanction.
Depuis l’attribution de la Coupe du Monde au Qatar, d’aucuns n’oseraient soutenir que le football n’est pas politique. L’affaire secouant la première instance du foot français, dont le président est actuellement sur la touche en raison d’accusation d’harcèlement, atteste encore un peu plus de l’encadrement éthique d’un sport, dont on attend qu’il soit exemplaire, en vertu de sa popularité et de son universalité.
Très largement financé par les contrats de sponsoring, les droits télévisuels ou encore autre aspect marketing, le football pourrait être pris à son propre jeu. C’est du moins ce qu’en a décidé la DGCRF, soit la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.
Rattachée au ministère de l’économie et des finances, l’instance gouvernementale dénonce l’incitation financière aux contrats financiers risqués, et notamment aux actifs de monnaie virtuel.
Aussi, l’AS Monaco, sponsorisé par E-toro promeut à chaque rencontre le e-trading, depuis que le partenariat a été entendu aux matchs de Coupe d’Europe cet été, et cela risque bien de n'être plus accepté.
Alerté par le diffuseur ayant dû annulé la retransmission de la rencontre entre l’Atalanta Bergame et la Juventus Turin, dimanche 22 janvier, le club de la principauté n’a pas semblé inquiéter par les alarmes de BeIn Sports, diffuseur du barrage de la Ligue Europa que disputera l’ASM contre Leverkusen les 16 et 23 février prochain.
Or, tout porte à croire que la DGCRF exercera la même pression sur le Rocher, et il se peut que la tunique asémiste se refasse une couleur.