L’ASSE a réalisé un mois de février stratosphérique face à des concurrents directs avant de réaliser un mois de mars satisfaisant face à des clubs jouant la montée en Ligue 1. Samedi, les hommes de Laurent Batlles vont affronter les Chamois de Niort, derniers de Ligue 2. La victoire est impérative pour remettre de la distance avec la zone de relégation.
Avant cette échéance cruciale, les Verts ne disposant que de 2 points d’avance sur le Stade Lavallois qui est le premier relégable, une information révélée par l'Équipe et Bernard Lions est venue satisfaire les supporters stéphanois. En effet, celle-ci concerne les finances du club qui, après de multiples mercato, ont été mises à rudes contributions.
Un mal pour un bien ?
Après un mercato hivernal drastique pour se maintenir en Ligue 1 coûte que coûte, qui ne s’est pas avéré payant du tout, la descente en Ligue 2 a fait mal aux caisses de l’ASSE. Pire encore, le mercato estival a été un échec total et a été une explication de la place de lanterne rouge très longtemps occupée par les Verts. Fort heureusement pour eux, le mercato hivernal a été beaucoup plus fructueux mais pas moins coûteux puisque malgré l’arrivée libre de la plupart des recrues d'expérience comme Dennis Appiah ou du prêt extraordinaire de Niels Nkounkou, des primes de maintien ont été ajouté entraînant des potentielles dépenses drastiques en fin de saison. Pour autant, l’AS Saint-Etienne fera des économies sur un cas bien particulier. Gaëtan Charbonnier a rejoint les Verts cet hiver dans le rôle de joker médical et pour convaincre un joueur peu désireux de rejoindre le Forez, les dirigeants ont dû proposer un salaire très alléchant à l’attaquant de 34 ans. Ainsi, son salaire de 100 000 euros par mois additionné à la prime à la signature de 400 000 euros fait que l’ASSE dépensera 1 million d’euros pour l’ancien auxerrois pour 6 petits mois. Cependant, la terrible blessure de celui-ci est venue changer la donne. En effet, sa prime à la signature était conditionnée en cas de maintien mais, surtout, à sa participation à la moitié des matchs du club jusqu’à la fin de saison. Gaëtan Charbonnier ne pourra donc pas bénéficier de cette prime et les Verts économiseront même son salaire après le troisième mois d'arrêt-maladie de celui-ci, comme il est courant dans le monde du football, c'est-à-dire à partir de mai.
Ainsi, ce terrible coup dur sportif, qui au final n’a pas encore trop impacté les résultats sportifs de la formation de Laurent Batlles, s’avère être une aubaine financière pour les dirigeants de l’ASSE qui travaillent d’arrache-pied pour prolonger Jean-Philippe Krasso et Aïmen Moueffek. Cependant, il faudra surveiller de près la situation financière du club après le maintien au vu des primes onéreuses promises aux joueurs recrutés cet hiver. Le navire vert navigue à vue financièrement tandis que sportivement, le club semble retrouver un statut. A suivre…