À Saint-Étienne, le temps n’est plus à la patience mais à l’urgence. Arrivé en décembre 2024 avec l’étiquette d’homme providentiel, Eirik Horneland voit déjà son projet vaciller. Pensé pour installer une progression mesurée jusqu’en 2027, son travail ne convainc plus. Résultats fragiles, contenu pauvre, messages qui ne passent plus. En interne, le doute a laissé place à une certitude grandissante : l’ASSE doit réagir vite pour éviter un nouveau naufrage.
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Horneland déjà fragilisé
Le constat s’est imposé progressivement. Match après match, les Verts n’ont montré ni évolution tactique claire ni véritable identité de jeu. Le discours du technicien norvégien, basé sur un développement « step by step », s’est heurté à la réalité d’un club sous pression permanente. Le vestiaire peine à adhérer, les automatismes n’apparaissent pas, et la confiance s’effrite. Même parmi ceux qui défendaient encore Horneland il y a quelques semaines, l’idée d’un maintien à long terme semble désormais difficilement défendable. À ce stade de la saison, l’ASSE ne peut plus se permettre d’attendre un déclic hypothétique.
Des pistes étudiées mais loin de convaincre
La direction a donc rouvert le dossier du banc. João Sacramento fait partie des profils étudiés. Ancien adjoint de Christophe Galtier et de José Mourinho, le Portugais reste cependant marqué par un premier passage compliqué comme numéro un en Autriche, avec un bilan très négatif. Un pari jugé risqué dans un contexte aussi tendu. En parallèle, un nom revient avec plus d’insistance. Celui de Wilfried Nancy, déjà sondé lors de la succession d’Olivier Dall’Oglio. Son profil séduit davantage. Francophone, anglophone, habitué à travailler dans des environnements multiculturels, il coche plusieurs cases dans un club en pleine mutation.
Wilfried Nancy, une option crédible
Son passage remarqué en MLS avec Columbus avait laissé une forte impression, notamment par un jeu offensif assumé et lisible. Son expérience européenne au Celtic FC s’est en revanche mal terminée, dans un contexte instable, avec seulement huit matchs disputés. Aujourd’hui libre, Nancy représente une opportunité rare. À Saint-Étienne, certains dirigeants estiment que sa connaissance du football français pourrait faire la différence, surtout si le club devait lutter pour éviter une rechute durable. Les candidatures affluent, parfois par dizaines, mais le temps presse. Kilmer Sports Ventures et Jaeson Rosenfeld savent désormais que le prochain choix conditionnera bien plus qu’une simple fin de saison.