Gardien emblématique de l'AS Saint-Étienne entre 2011 et 2021 (vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2013 sous la houlette de Christophe Galtier), Stéphane Ruffier (40 ans) s'est longtemps muré dans le silence depuis la résiliation mouvementée de son contrat sous l'ère Claude Puel. Invité du podcast La Voix des Gardiens, le portier basque a décidé de faire toute la lumière sur la fin de son aventure dans le Forez et de répondre aux rumeurs qui ont accompagné ses neuf années sous le maillot vert.
La mise au point sur la prétendue légende des « passe-droits »
Accusé par certains observateurs d'avoir bénéficié de privilèges d'entraînement injustifiés à La Étrat, Stéphane Ruffier a tenu à rétablir sa vérité :
« C’est quelque chose qu’on entend beaucoup, que j’avais des passe-droits. Ce n’est pas vrai. On avait mis en place une méthode d’entraînement qui vient de Galtier. Il ne voulait pas me perdre sur un mauvais ballon ou un tacle en opposition. Quand il avait besoin de moi pour la tactique, j’étais là. Le reste du temps, c’était Fabrice Grange qui me faisait bosser. »
Le dernier rempart conteste également les reproches récurrents formulés à l'encontre de son comportement jugé froid ou renfermé : « Il n'est pas très souriant sur un terrain... Il faut sourire sur un terrain ? Ce n'est pas un spectacle, il faut être concentré. On est dans la pression. Je trouve cet argument nul. »
Attaque au vitriol contre l'ancienne direction et Claude Puel
Mais c'est lorsqu'il aborde les coulisses de son licenciement et sa rupture avec les décideurs stéphanois de l'époque que l'ancien international se montre le plus acerbe. Interrogé sur d'éventuels regrets concernant la tournure des événements, sa réponse claque sans détours :
« Non, car je ne suis pas comme ça et je n’ai pas de regret. Je savais depuis le début que j’avais affaire à des gens malhonnêtes. L’autre, je n’emploierai pas son nom, dès qu’il est arrivé… Et les présidents, depuis dix ans. Ce n’est pas qu’avec moi, ils ont eu des histoires avec plein d’autres avant. »
Une sortie sans filtre qui risque de faire grand bruit auprès du peuple vert.