Le sprint final de l'AS Saint-Étienne prend une tournure inattendue. Alors que les Verts affichent une forme étincelante sous la houlette de Philippe Montanier, un grain de sable vient gripper la machine : le forfait prolongé de Gautier Larsonneur. Touché musculairement lors du dernier choc face au Red Star, le rempart stéphanois laisse un vide immense dans les cages. Pourtant, loin de céder à la panique, le technicien normand semble avoir déjà verrouillé son plan de bataille pour sécuriser la défense et, surtout, pour désigner celui qui portera le brassard de capitaine en Isère.
Brice Maubleu, l'heure du retour aux sources
Pour pallier cette absence de poids, Philippe Montanier mise sur la carte de l'expérience avec Brice Maubleu. Le portier remplaçant, qui s'apprête à retrouver son ancien jardin au Stade des Alpes ce week-end, bénéficie d'un soutien indéfectible de son coach. « Brice est un professionnel exemplaire. Il est très expérimenté, performant à l’entraînement et il apporte beaucoup au groupe », a martelé l'entraîneur de l'ASSE en conférence de presse. Un intérim de luxe qui ne semble pas inquiéter le staff, malgré l'importance capitale des points mis en jeu dans la course à la montée.
Le secret bien gardé du capitanat
Si le poste de gardien est acté, une autre interrogation brûle les lèvres des supporters : qui prendra le leadership sur le terrain ? En l'absence de Larsonneur, habituel porteur du brassard, Montanier a décidé de jouer la carte du mystère. Refusant de dévoiler l'identité du futur capitaine aux médias, il préfère garder ses troupes sous pression : « Je sais qui sera capitaine, mais je garde l’information pour moi. Les joueurs seront les premiers informés ».
Cette stratégie de communication vise à maintenir une unité totale au sein du vestiaire du Mercato ASSE avant d'affronter Grenoble. Le coach a d'ailleurs conclu avec une pointe d'humour sur Maubleu, affirmant que ce dernier n'avait rien lâché sur les secrets tactiques de son ancienne équipe. Pour Saint-Étienne, l'enjeu est désormais de prouver que la dynamique collective est plus forte que les individualités, même quand il s'agit de son capitaine emblématique.