ASSE : Le déplacement à Grenoble vire au cauchemar pour plusieurs supportrices

Le match nul entre le GF38 et l'AS Saint-Étienne (0-0) ce samedi ne restera pas dans les mémoires pour sa qualité technique, mais pour les événements déplorables qui se sont déroulés aux abords et à l'entrée du secteur visiteur. Alors que la tension était déjà montée d'un cran avec des affrontements urbains avant le coup d'envoi, une quinzaine de supportrices stéphanoises ont brisé le silence pour dénoncer des palpations jugées abusives et intrusives lors des contrôles de sécurité. Un récit glaçant qui fait écho à des précédents fâcheux vécus par les fans du RC Lens, mettant une nouvelle fois en lumière les dérives du maintien de l'ordre dans le football français.

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Illustration : "ASSE : Le déplacement à Grenoble vire au cauchemar pour plusieurs supportrices"
© Site officiel de l'ASSE

Le sentiment d'impunité pointé du doigt

Le témoignage de ces fans met en cause une stadière identifiée, mais surtout un système qui semble incapable de protéger les passionnés de tribunes. Jean-Guy Riou, président de l'Union des Supporters Stéphanois (USS), ne décolère pas après avoir recueilli les plaintes de ses adhérentes. Pour lui, le manque de suivi judiciaire décourage les victimes : "Certaines supportrices victimes des agissements de cette stadière me disent que de toute façon, elles ne feront rien parce que cela ne servira strictement à rien." Le sentiment d'un deux poids, deux mesures est omniprésent : "Je comprends leur dégoût et leur déception parce que rien ne se passe au niveau des instances."

L’ASSE monte au créneau pour ses fans

Face à la gravité des faits, la direction de l'AS Saint-Étienne a rapidement réagi. Le club forézien a officiellement proposé son aide juridique à celles qui souhaiteraient porter l'affaire devant les tribunaux. Ce n'est malheureusement pas une première pour le Peuple Vert, certains évoquant des agissements similaires vécus par le passé à Monaco. Le constat de Jean-Guy Riou est amer : "On ne peut pas toujours sanctionner les supporters pour leurs agissements et ne pas sanctionner les personnels chargés de leur accueil". Entre les mesures liberticides et ces dérapages humains, suivre son équipe en déplacement devient un véritable parcours du combattant. L'ASSE espère désormais que la justice fera la lumière sur ces incidents pour que le stade redevienne un lieu de fête et non de traumatisme.