Trois matchs, trois victoires. À l’AS Saint-Étienne, l’arrivée de Philippe Montanier a immédiatement produit des effets visibles. Deuxième de Ligue 2, le club a retrouvé stabilité et confiance après des semaines agitées. Mais pour le technicien stéphanois, la série ne suffit pas. Avant le déplacement à Pau, il a prévenu. Le contenu doit désormais égaler les résultats.
Une victoire qui ne masque pas tout
Face à Laval, les Verts ont assuré l’essentiel. Mais Montanier, lui, ne s’est pas laissé griser. En conférence de presse, son analyse s’est voulue lucide : « On peut faire mieux, ce n’est pas suffisant ». Le message est clair. Le score ne reflète pas totalement ses attentes. Il a d’ailleurs précisé : « C’est la finition qui nous a surtout manqué. » Si la progression par rapport à la seconde période à Guingamp est réelle, l’entraîneur estime que son groupe possède encore une marge importante.
Élever le niveau d’exigence
Depuis son arrivée, Montanier insiste sur la rigueur, l’intensité, la constance. Gagner, oui. Maîtriser, surtout. Il veut une équipe capable d’imposer son rythme, de contrôler les temps faibles, d’être plus tranchante dans les trente derniers mètres. Cette exigence s’inscrit dans une vision plus large. Préparer le sprint final avec des bases solides.
Pau comme test grandeur nature
Le déplacement à Pau offre une opportunité idéale. À l’aller, Saint-Étienne s’était imposé 6-0. Un souvenir fort, mais sans garantie pour le match retour. « Ce que j’aimerais avoir, c’est un match de référence. Et j’espère que ce sera face à Pau », a glissé Montanier. Plus qu’une quatrième victoire, il attend une performance complète, structurée, maîtrisée. Reste à voir si les Verts transformeront cette ambition en démonstration.