Trois succès consécutifs ont permis à l’AS Saint-Étienne de respirer au classement ces dernières semaines. Une dynamique bienvenue dans une saison où la pression comptable a longtemps dicté le tempo. Pourtant, derrière cette série positive, un constat commence à s’installer dans l’analyse des performances stéphanoises. Les Verts affichent deux visages bien distincts selon les périodes de jeu, avec des débuts de match convaincants… suivis de fins de rencontre beaucoup plus incertaines.
À Guingamp comme face à Laval, le scénario s’est répété. Une première période maîtrisée, un avantage au score, puis une seconde mi-temps marquée par le doute. Avant même cette dernière rencontre, le staff avait d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme : « Il serait temps qu'on fasse un peu plus que 45 minutes ».
Des victoires trop étriquées
Dans l’analyse d’après-match, certains observateurs pointent une fragilité persistante dans la gestion des temps faibles. « Le problème, c’est que malgré ces trois victoires, ce sont toujours des succès d’un but d’écart, arrachés », souligne notamment Sylvain, chroniqueur pour Peuple Vert.
Un manque de maîtrise qui se traduit dans l’utilisation du ballon dès que le rythme baisse ou que l’adversaire hausse l’intensité. « Dès que le match se tend, ça devient délicat », ajoute-t-il, évoquant une équipe encore marquée par la peur de commettre l’erreur fatale.
Un banc qui interroge
L’impact des entrants est également scruté de près. « Je trouve que les entrants n’ont pas été impactants », poursuit Sylvain après les entrées de Florian Tardieu ou Joshua Duffus, sans effet notable sur la dynamique collective.
Plus globalement, le problème pourrait être davantage psychologique que physique. « Je pense que les joueurs sont surtout fatigués mentalement plus que physiquement », estime-t-il, alors que plusieurs retours attendus devraient permettre de mieux répartir les efforts dans les prochaines semaines.
Dans cette course à la montée en Ligue 2, l’ASSE devra désormais apprendre à sécuriser ses matchs plus tôt pour éviter ces fins de rencontre sous tension qui freinent encore son élan.