Alors que la course à l'élite bat son plein, les coulisses financières de l'AS Saint-Étienne révèlent des enjeux majeurs. Si le récent dossier de L'Équipe sur les salaires des joueurs a captivé les supporters, une information capitale concernant l'architecte du renouveau stéphanois est restée plus discrète. Pour Philippe Montanier, une montée en Ligue 1 ne serait pas seulement une réussite sportive historique, mais aussi un véritable tournant contractuel et financier. Entre primes d'accession et prolongation automatique, l'entraîneur des Verts a tout à gagner dans ce sprint final.
Un vestiaire aux salaires homogènes
La grille salariale actuelle de l'effectif reflète une gestion rigoureuse adaptée à la Ligue 2. Julien Le Cardinal caracole en tête avec 40 000 € brut mensuels, talonné par Zuriko Davitashvili (38 000 €). Le noyau dur de l'équipe, incluant Dennis Appiah, Irvin Cardona ou encore Joao Ferreira, émarge aux alentours de 35 000 €, tandis que des cadres comme Gautier Larsonneur et Mickaël Nadé ferment la marche du top 10 avec 30 000 €. Une structure saine, mais conçue pour basculer dans une autre dimension dès que le ticket pour l'élite sera composté.
Le "jackpot" financier de Philippe Montanier
Si les joueurs verront leurs émoluments grimper, c'est Philippe Montanier qui pourrait réaliser l'opération la plus spectaculaire. Arrivé avec succès pour succéder à Eirik Horneland, le technicien français dispose de clauses extrêmement avantageuses en cas de promotion.
Selon les informations filtrées, une montée déclencherait immédiatement le versement d'une prime de 150 000 €. Plus impressionnant encore, son salaire mensuel ferait un bond de géant, passant de 30 000 € à 70 000 €. Une revalorisation de plus de 130 % qui alignerait ses revenus sur les standards des coachs confirmés de la première moitié de tableau de Ligue 1.
La stabilité comme mot d'ordre
Au-delà de l'aspect purement pécuniaire, c'est la pérennité du projet sportif qui est en jeu. Une accession activerait une prolongation automatique d'un an de son contrat. Pour la direction stéphanoise, ce signal fort vise à sanctuariser le banc de touche et à miser sur la continuité pour stabiliser le club dans l'élite.
Déjà adopté par le public de Geoffroy-Guichard pour son discours fédérateur et ses résultats probants, Philippe Montanier s'est imposé comme la pièce maîtresse du puzzle forézien. Une montée transformerait ainsi l'essai de manière globale : le club retrouverait son rang, et son entraîneur changerait définitivement de dimension, tant sur le plan financier que statutaire.