ASSE : Procédure de dissolution lancée, quels sont les derniers recours pour sauver le Chaudron ?

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Illustration : "ASSE : Procédure de dissolution lancée, quels sont les derniers recours pour sauver le Chaudron ?"
© Site officiel de l'ASSE

Le lundi 13 avril 2026 marque un tournant historique pour le Peuple Vert. Alors que le Ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a relancé la procédure de dissolution contre les Magic Fans et les Green Angels, les deux groupes historiques de l'AS Saint-Étienne jouent leur survie devant la Commission nationale consultative. Mais si le gouvernement signe le décret tant redouté, tout sera-t-il vraiment terminé ? Entre recours devant le Conseil d'État et combat européen, décryptage d'une bataille juridique qui ne fait que commencer.

Le Conseil d'État, le juge de paix en 7 jours

Si la Commission rend un avis (consultatif) ce lundi, la décision finale appartient au gouvernement. En cas de signature d'un décret de dissolution en Conseil des ministres, les supporters stéphanois n'auront que 7 jours pour saisir le Conseil d'État. C'est le cœur de la riposte juridique :

  • Le référé-suspension : Les groupes peuvent demander la suspension d'urgence de la dissolution. Une réponse est généralement obtenue sous 2 à 3 semaines. Si elle est acceptée, les Magic Fans et les Green Angels retrouvent temporairement leur existence officielle.

  • Le jugement sur le fond : Indépendamment de l'urgence, une audience approfondie a lieu 3 à 6 mois plus tard pour valider ou annuler définitivement la dissolution.

Les conséquences immédiates : un "trou noir" visuel et juridique

Le tract diffusé par les groupes est alarmiste : dès la publication du décret, l'existence même des associations est gommée. Interdiction totale de visibilité : Plus de banderoles, plus de logos, plus de noms revendiqués en tribune. Sanctions pénales : Le non-respect de ces interdictions expose les membres à de lourdes peines, transformant chaque signe d'appartenance en délit. Disparition administrative : Pour les Magic Fans (association loi 1901), c'est une mort juridique. Pour les Green Angels (groupe de fait), c'est une interdiction d'agir collectivement.

La CEDH, l'ultime (mais très long) espoir

Si le Conseil d'État français confirme la dissolution, les supporters pourront se tourner vers la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Cependant, cette voie est semée d'embûches : le recours n'est pas suspensif. La procédure peut durer plusieurs années, période durant laquelle le groupe reste dissous. Une victoire à Strasbourg arriverait sans doute trop tard pour des structures dont l'activité repose sur la présence hebdomadaire au stade.

Alors que l'audition de ce 13 avril se termine, le slogan "Le Chaudron ne se dissout pas" n'a jamais semblé aussi lourd de sens. Entre la ferveur de Geoffroy-Guichard et la froideur des textes de loi, les prochaines semaines diront si l'histoire des ultras stéphanois s'écrira désormais devant les tribunaux ou continuera de vibrer en tribune.