À l’approche d’un déplacement capital à Reims pour la 20e journée, l’AS Saint-Étienne avance à un moment charnière de sa saison. Dans un championnat serré, chaque choix pèse lourd. Eirik Horneland l’a bien compris et ne ferme aucune porte. En conférence de presse, le technicien norvégien a laissé entendre que des ajustements importants étaient à l’étude. Une réflexion nourrie par les enseignements récents et par la nécessité d’adapter l’équipe aux réalités du terrain.
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Un système repensé après Clermont
Le match face à Clermont a servi de laboratoire. À la pause, Horneland a modifié son organisation et le constat est sans appel. "Ce qu'on a fait à la mi-temps du match contre Clermont, c'était pour nous réajuster, pour trouver un peu plus de soutien au milieu de terrain. On a joué avec deux six, ça nous a beaucoup aidé à avoir une possession de balles plus constante et on a été beaucoup plus solide sur le terrain." Cette formule, plus sécurisante, a apporté de la maîtrise et une meilleure gestion des temps faibles. L’entraîneur n’exclut pas de reconduire cette structure, tout en précisant que cela dépendra des profils disponibles. À Saint-Étienne, la rigidité n’a plus sa place. L’équilibre prime.
S’adapter aux joueurs et au contexte
Horneland revendique une approche pragmatique. Pour lui, le système doit servir les joueurs, pas l’inverse. "Les changements qu'on a fait à la pause, c'était surtout pour s'adapter. On sait qu'Aïmen Moueffek n'est pas encore en conditions physiques optimales, alors que Paul Eymard a l'air d'avoir un gros volume de jeu." Le message est clair. L’état de forme guide les décisions. "C'est ça la mission d'un entraîneur, c'est de s'adapter, de mettre ses joueurs dans les meilleures conditions et je pense que c'est ce qu'on a réussi à faire." Une philosophie assumée, qui pourrait faire la différence à Reims.
Un effectif bousculé mais concurrentiel
Les absences de Zuriko Davitashvili, Max Bernauer et Lassana Traoré compliquent la préparation. Mais tout n’est pas sombre. Joshua Duffus et João Ferreira ont enchaîné une semaine complète avec le groupe. La concurrence s’intensifie, notamment à gauche, où Ebenezer Annan doit désormais composer avec Ben Old. Pour Horneland, cette émulation est une force. À Reims, l’ASSE avancera avec des certitudes nouvelles et une capacité d’adaptation devenue centrale.