Terrassée sur la pelouse de l’OGC Nice lors du barrage retour (4-1), l’AS Saint-Étienne a vu ses espoirs de remontée immédiate voler en éclats. Pourtant, alors que les Verts semblent condamnés à disputer une nouvelle saison à l'échelon inférieur, deux minces espoirs administratifs agitent les coulisses du Forez.
Le cas Ali Abdi devant la Ligue
Le premier levier activé par la direction stéphanoise est d'ordre juridique. L'ASSE a officiellement déposé une réclamation concernant la participation d'Ali Abdi lors de la manche aller à Geoffroy-Guichard (0-0). Le club s'interroge sur la validité de la présence du latéral tunisien, alors que la date officielle de libération des internationaux fixée par la FIFA pour le Mondial était déjà dépassée.
Si le président niçois Jean-Pierre Rivère a fustigé un manque d’élégance sportive, la commission des compétitions doit étudier le dossier dès le 8 juin. Une invalidation du résultat du match aller reste toutefois hautement improbable selon les spécialistes, d'autant que le joueur a par la suite quitté la Côte d'Azur pour rejoindre sa sélection.
Le tapis vert de la DNCG : la vraie chance ?
L'espoir le plus sérieux réside en réalité sur le terrain financier. Le football français traverse une crise structurelle profonde liée aux droits télévisés, et plusieurs écuries de l'élite se présentent devant le gendarme financier (DNCG) avec des bilans exsangues.
Or, le règlement de la LFP est limpide : en cas de rétrogradation administrative d'un club de Ligue 1, c'est le perdant du barrage d'accession, et non un relégué direct, qui est repêché en priorité. Rachetée par Kilmer Sports Ventures, l'ASSE présente désormais des garanties financières jugées extrêmement solides. Si un club de l'élite venait à déposer le bilan ou à être recalé par la DNCG, Saint-Étienne serait le premier de la liste pour retrouver l'élite sur tapis vert.