Les tensions entre groupes de supporters des Girondins de Bordeaux ont brutalement resurgi. Ultramarines et North Gate se sont affrontés lors du déplacement à Granville, avec des conséquences graves : altercations violentes, poursuites sur autoroute et agressions ciblées. Le club bordelais a immédiatement réagi en prononçant des interdictions de stade, tandis que la Préfecture a convoqué les parties pour rappeler les engagements pris. Cette flambée de violence ravive les craintes d'une escalade incontrôlable entre les deux camps, malgré le pacte de non-agression signé quelques mois plus tôt.
Des affrontements multiples et une agression avec ITT
Sur une aire de repos, les premiers heurts ont éclaté entre membres des deux groupes. Selon Ici Gironde, des échanges musclés ont dégénéré en course-poursuite sur l'autoroute entre différents véhicules. Mais le plus grave s'est produit après la rencontre face à Granville. Un supporter UB87 a été violemment agressé devant son domicile, recevant plusieurs jours d'ITT. Parallèlement, un autre membre des Ultramarines a échappé de justesse à une attaque similaire en parvenant à fuir. Le collectif UB87 pointe directement des membres des North Gate comme responsables, accusation formellement rejetée par les intéressés. Une plainte a été déposée par la victime.
Sanctions du club et intervention préfectorale
La réaction du FCGB ne s'est pas fait attendre. Trois leaders des North Gate ont été interdits de stade pour le match contre Châteaubriant, sans que les motifs précis soient communiqués publiquement. La Préfecture a publié un communiqué alarmant sur cette reprise des hostilités. Elle a convoqué les représentants des deux groupes ainsi qu'Arnaud de Carli, vice-président du club, pour leur rappeler solennellement le pacte de non-agression conclu en décembre 2024. Les autorités ont clairement averti : tout manquement à cet engagement entraînera des sanctions judiciaires. L'objectif reste d'éviter une spirale de représailles qui pourrait gravement entacher l'image du club.