Il est de ces noms qui font encore vibrer le cœur des supporters au souvenir d'un soir de mai 1999 au Parc des Princes. Pascal Feindouno, le héros du titre des Girondins de Bordeaux, n'a jamais coupé le cordon avec la cité girondine. Mais aujourd'hui, l'ancien artificier ne regarde plus les résultats de son club de cœur avec la même légèreté. Entre tristesse et espoir, la légende guinéenne a accepté de se confier sur la trajectoire chaotique d'une institution qui tente désespérément de sortir du purgatoire.
Un sentiment de gâchis immense
La chute a été brutale, passant d'un monument du football français à une lutte acharnée dans l'anonymat du National 2. Pour celui qui a porté le scapulaire à 132 reprises, ce déclassement est une cicatrice difficile à refermer. « J’ai été très attristé d’apprendre que Bordeaux, un club qui a beaucoup compté pour moi, était rétrogradé en National 2 à cause de ses problèmes financiers », confesse-t-il à nos confrères de Top Mercato, soulignant l'absurdité de voir des infrastructures de premier plan délaissées par le monde professionnel.
Le pari de la remontée : un chemin de croix
Malgré les turbulences, les Girondins occupent actuellement le siège de leader de leur groupe de N2, une position qui redonne un peu de baume au cœur aux amoureux du club. Si Pascal Feindouno avoue ne pas maîtriser les détails de l'effectif actuel, son attachement reste intact. « Ce n’est pas possible que son club reste des années au niveau amateur », martèle-t-il avec conviction.
La route est toutefois encore longue avant de retrouver les sommets. Après avoir échoué à une remontée immédiate l'an dernier, le club est à la croisée des chemins. Le prochain rendez-vous face à Poitiers, suivi du choc capital contre La Roche-sur-Yon, sera un test grandeur nature pour ce Bordeaux en reconstruction. Pour Feindouno, comme pour toute une ville, l'objectif est clair : « J’espère vraiment qu’en fin de saison, Bordeaux sera promu en National et que le club poursuivra ensuite sa remontée vers la Ligue 1 ». Un vœu pieux qui demande, sur le terrain, une abnégation totale.