En moins de 35 minutes, le natif de Rosario s’est beaucoup plus montré que son coéquipier parisien.
Les frissons ressentis à chaque hymne national ont donné le ton à un match dont l’issue propulserait un des deux Parisiens dans la légende.
Dans le premier quart d’heure, Mbappé est inatteignable : les Argentins coupent les lignes de passe vers l’ailier gauche. Sa première alerte s’effectue à la treizième minute dans une combinaison entre lui, Hernandez et Rabiot. Mais la défense est attentive.
Messi déjà en jambes
Le numéro 10 argentin, lui, est trouvable et actif dans les combinaisons de petits espaces avec ses coéquipiers. Il peut s’appuyer sur un Di Maria dont sa blessure semble déjà derrière son dos. La délivrance se fait via Messi…ou plutôt via Di Maria. À la vingt-troisième, Di Maria est poussé dans son dos par le pauvre Dembélé dans le rectangle. L’arbitre siffle pénalty et Messi le convertit pour devenir meilleur buteur provisoire de la compétition.
Alors que le natif de Rosario prend l’ascendant dans son duel à distance sur Kylian Mbappé, les Français, en général, sont dominés par des Argentins organisés. À dix minutes de la fin de la première période, les Argentins en sont à cinq tirs cadrés contre…zéro pour les Français.
Et la finale cauchemar continue pour les Bleus : à cinq minutes avant la mi-temps, Messi effectue une déviation pour MacAllister. Ce dernier envoie en profondeur à Di Maria qui marque d’un tir croisé.
Mbappé, toujours invisible, voit Giroud et Dembélé céder leurs place à, respectivement, Thuram et Kolo Muani. Si ces changements apportent un peu plus de vie dans les déplacements français, les Argentins sont très appliqués dans le repli défensif. Une attitude qui démontre la détermination argentine.