Alors que les supporters de la Maison Jaune espéraient l'aboutissement rapide des négociations pour amorcer une nouvelle ère, le processus de rachat du FC Nantes traverse une zone de turbulences inédite. D'après les informations d'Eurosport, la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) suit avec une extrême défiance l'opération portée par le consortium Phénix Sports Invest et menée par l'homme d'affaires Paulo Tavares.
Après les précédents tumultueux observés lors des reprises de Lille par Gérard Lopez ou de Lyon par John Textor, le gendarme financier du football français entend appliquer un principe de fermeté absolue.
Une enveloppe colossale exigée pour couvrir le train de vie du club
Pour accorder son feu vert institutionnel, l'instance fédérale ne compte pas se contenter des montants prévus pour le rachat des parts sociales auprès de Waldemar Kita. La DNCG devrait exiger de Phénix Sports Invest des garanties bancaires particulièrement lourdes, demandant la disponibilité immédiate d'une enveloppe globale estimée entre 120 et 140 millions d'euros.
Cette réserve financière a pour but de garantir le paiement des dettes existantes et d'assumer le fonctionnement quotidien de la structure sur les trois prochaines saisons.
Le spectre d'un blocage définitif évoqué en coulisses
Le gendarme financier analyse également à la loupe le coût des emprunts contractés par les repreneurs et le montage reposant sur un crédit-vendeur. Cette prudence extrême alimente un véritable pessimisme en interne. Une source proche du dossier résume la posture de l'instance avec fermeté : « Elle va faire barrage ».
Ce signal d'alarme survient alors que les représentants du personnel du FC Nantes ont déjà exprimé leur rejet en votant un avis défavorable au projet lors d'un Comité social et économique (CSE) extraordinaire.
Phénix Sports Invest affiche une sérénité à toute épreuve
Malgré les doutes grandissants et les réserves émises par les observateurs, les dirigeants de Phénix Sports Invest se veulent rassurants. Le consortium assure ne nourrir « aucune inquiétude » et affirme que la solidité de ses capitaux permettra de lever toutes les exigences formulées par l'instance.
Le passage de l'état-major de Phénix Sports Invest devant la DNCG s'annonce d'ores et déjà comme l'épreuve de vérité déterminante pour l'avenir du club nantais.