L'Équipe de France va jouer sa quatrième finale de Coupe du Monde en à peine 24 ans. Cet exploit majuscule conjugué à celui de faire deux finales de Mondial d’affilée est sans commune mesure lors de ces deux dernières décennies. Cependant, entre quelques incertitudes sur le onze aligné par Deschamps et un titulaire indiscutable dont l'état de santé inquiète, tous les astres ne sont pas alignés.
En effet, lors de la demi-finale, si Dayot Upamecano a été remplacé avec brio par Ibrahima Konaté qui a livré une performance qui restera ancrée dans les mémoires, celle d'Adrien Rabiot était plus pénalisante. Youssouf Fofana n’a pas su remplacer le joueur de la Juve et Antoine Griezmann a dû multiplier les exploits défensifs pour contenir les assauts marocains. A cela s’ajoute Kingsley Coman également malade mais surtout Théo Hernandez dont l'état de forme représente une énorme urgence prioritaire pour le staff médical des Bleus.
Un genou qui inquiète énormément
Théo Hernandez souffre de son genou droit. Après quelques contacts lors du match face au Maroc, le milanais avait dû être pris en charge par le staff médical des Bleus sur le terrain. Si l’on avait cru que le joueur céderait sa place, il n’en fut rien et il a serré les dents jusqu'à la fin du match. Cependant, le joueur ne semble pas encore remis et la séance légère d’hier prouve bien que le joueur est en délicatesse après les deux chocs qui faisaient penser à une hyperextension. En effet, lors de l’intervention litigieuse sur Sofiane Boufal, si on élude le potentiel penalty, l’on remarque bien que les deux jambes de joueurs rentrent en collision et le genou du frère de Lucas Hernandez semble se plier vers l'intérieur. Un très mauvais signe pour un joueur qui aura beaucoup à faire face à une attaque argentine de feu avec Lionel Messi et Julian Alvarez qui se trouvent les yeux fermés et un Nahuel Molina adepte des courses offensives dans la zone d’un Lucas Hernandez qui inquiète défensivement. Cette blessure est prise on ne peut plus sérieusement par le staff des Bleus puisque derrière, aucun joueur n’est susceptible d'être un vrai latéral gauche et il faudrait alors retenter le pari Eduardo Camavinga qui a été un désastre face à la Tunisie.
A un peu plus de 48h de la grande finale, Didier Deschamps attend patiemment de bonnes nouvelles de son staff concernant son latéral gauche. Le risque de voir le joueur titularisé et céder sa place en cours de match est très grand et pourrait porter un coup fatal au moral et aux ambitions des tricolores. Une sortie sur blessure lors du dernier match du tournoi international serait un coup du sort d’autant plus dur qu’elle rappellerait celle de son frère lors du premier match de la compétition.