Euro 2021 : les raisons du fiasco turc

Arrivant pourtant avec l’étiquette d’un outsider capable d’aller loin dans la compétition. 3 défaites plus tard, voilà la Turquie éliminée de l’Euro avec le total inquiétant de 0 points. Analyse d’un Euro totalement raté.

Illustration : "Euro 2021 : les raisons du fiasco turc"

Qui aurait misé sur une élimination dès le premier tour de la Turquie ? Sûr de leurs forces, les Turcs pouvaient compter sur une ossature assez solide : un Yilmaz en feu avec le LOSC, un Calhanoglu très inspiré avec l’AC Milan et une charnière centrale sur le papier assez solide. Finalement, la Turquie a montré des failles dans tous les compartiments du jeu.

Un duo Demiral-Söyünçü en perdition

Entre un Söyünçü en très grande forme avec Leicester et un Demiral qui prend de plus en plus de place à la Juve, la Turquie pouvait compter sur une charnière qui avait déjà fait ses preuves. En atteste le bilan des qualifications pour l’Euro : seulement 3 buts encaissés en 10 matchs ! Mais dès le début de l’Euro, les certitudes se sont transformées en doutes. Contre l’Italie, Demiral s’est montré beaucoup trop fébrile dans les duels et a marqué un but contre son camp. Söyünçü de son côté a été complètement dépassé par les attaquants Italiens. Rebelote lors de la défaite contre la Suisse, où les deux centraux se sont montrés beaucoup trop friables. Enfin, le défenseur de Leicester est fautif sur l’ouverture du score galloise lors de la défaite 0-2 de la Turquie contre la Pays de Galles. Au final, 8 buts encaissés et un bilan catastrophique.

Un milieu de terrain sans idées

Là aussi toutes les certitudes turques se sont envolées. Yazici a traversé l’Euro comme un fantôme ans arriver à se montrer dangereux offensivement. Le constat est le même pour le maître à jouer de la Turquie, Hakan Calhanoglu. Transparent et incapable de profiter de sa qualité de frappe, il n’aura absolument pas pesé sur les défenses adverses. Le magnifique but de Kahveci contre la Suisse ne sauvera pas le bilan du milieu turc, qui s’est fait surclasser par des équipes pourtant inférieures comme le Pays de Galles ou la Suisse.

Une attaque muette

Un seul petit but marqué en 3 matchs. Et encore il est signé Kahveci, qui est un milieu de terrain. Yilmaz aura sombré. D’abord muselé par Bonucci et Chiellini contre l’Italie, il est l’auteur d’un énorme raté contre le Pays de Galles, puis n’a jamais inquiété Sommer, le gardien suisse. Trop peu d’occasions créées pour pouvoir espérer mieux qu’une dernière place du groupe A. En attaque, une page se tournera sûrement pour la Turquie, car Yilmaz est sur la fin de sa carrière. Un changement qui sera nécessaire au vu de cet Euro.

La Turquie aura déçu bon nombre d’observateurs. Peut-être un excès de confiance de la part des hommes de Senol Gunes. Une remise en question sera obligatoire pour éviter une nouvelle débâcle.

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