Le FC Nantes a une nouvelle fois laissé filer des points précieux à la Beaujoire, battu ce dimanche par le Paris FC (1-2). Une défaite lourde de conséquences dans la course au maintien, qui enfonce un peu plus les Canaris dans une dynamique inquiétante. Malgré l’égalisation d’Abline au retour des vestiaires, les Nantais n’ont jamais semblé en mesure d’imposer leur tempo ni de faire basculer la rencontre en leur faveur. Dans les tribunes, l’impatience s’est rapidement transformée en crispation, traduisant le malaise grandissant entre l’équipe et son public.
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Cette nouvelle contre-performance à domicile confirme une tendance devenue préoccupante. À la Beaujoire, Nantes doute, recule et peine à assumer son statut, là où l’équipe se montre parfois plus libérée à l’extérieur. Un paradoxe que le staff technique observe avec attention, conscient que le maintien passera aussi par une réconciliation avec son stade.
Le poids du contexte à domicile
En conférence de presse, Ahmed Kantari a livré une analyse lucide de la situation. « C’est toujours difficile d’enchaîner les matches à domicile, car il faut prendre plus de responsabilités dans le jeu, mettre plus d’agressivité », a-t-il expliqué. Derrière ce constat, une réalité simple : son équipe n’arrive pas à gérer la pression qui accompagne les rencontres jouées devant son public.
Le technicien reconnaît que ses joueurs ont du mal à transformer l’attente des supporters en énergie positive. Les sifflets précoces, entendus dès les premières minutes, installent un climat tendu qui freine les prises d’initiative. L’avantage du terrain se dilue, remplacé par une forme de retenue dans le jeu, visible dans le manque d’intensité et de tranchant offensif.
Recréer un lien avec les supporters
Face à cette situation, Kantari ne se défausse pas. Il assume la nécessité de reconquérir la Beaujoire par le contenu et l’attitude. « C’est à nous d’aller regagner la confiance du public. On la gagnera en montrant beaucoup plus, comme on a pu le faire à Marseille ou contre Nice », a-t-il déclaré. Une référence assumée à des matches où Nantes avait montré davantage de caractère, loin de ses bases.
L’entraîneur sait que les supporters n’attendent pas seulement des résultats, mais une équipe engagée, capable de répondre présent dans les moments clés. Contre le Paris FC, ce supplément d’âme a manqué. Trop peu d’agressivité, trop peu de maîtrise, dans un match pourtant capital pour l’avenir du club en Ligue 1.
Le stage de Cadix comme point de bascule
Pour sortir de cette spirale, le staff mise sur le stage de cohésion prévu à Cadix. Un temps fort, pensé comme une parenthèse pour ressouder le groupe et travailler loin de la pression quotidienne. « Ce stage va nous faire du bien, pouvoir être ensemble et revenir à bloc », espère Kantari.
Dans une saison où chaque détail compte, ce moment collectif pourrait servir de déclic mental. Car le constat est clair : le FC Nantes n’a plus beaucoup de marge. Battus par un concurrent direct, les Canaris sont désormais dos au mur. La réaction devra être rapide, sous peine de voir la lutte pour le maintien devenir encore plus étouffante dans les semaines à venir.