Depuis l'été 2025, Waldemar Kita multiplie les signes d'un départ imminent du FC Nantes. Le propriétaire polonais a méthodiquement restructuré le club : vestiaire allégé, masse salariale réduite, comptes assainis. Après près de deux décennies à la tête des Canaris, marquées par une seule Coupe de France le 7 mai 2022 sous la direction d'Antoine Kombouaré, le patron nantais semble avoir orchestré une mise en vente stratégique. Les supporters, longtemps déçus par une gestion controversée, observent ces transformations avec un mélange d'espoir et de prudence. La semaine dernière, Kita aurait même évoqué auprès des salariés du club qu'il vivait probablement ses derniers instants à la présidence. Un aveu qui confirme les rumeurs persistantes d'une cession prochaine.
Une restructuration financière radicale orchestrée depuis l'été
Le nettoyage opéré par Waldemar Kita ne laisse aucune place au doute. Tous les joueurs percevant plus de 100 000 euros mensuels ont quitté l'effectif nantais. Cette purge salariale drastique permet au club de présenter des comptes assainis aux potentiels repreneurs. Propriétaire depuis 2007, Kita s'approche des 20 ans de règne sur les bords de l'Erdre. Son parcours à la tête du FCN aura été semé d'embûches et de désillusions pour les supporters. Pourtant, cette fois, la stratégie diffère radicalement des années précédentes. Là où Kita refusait jadis des offres substantielles, jusqu'à 80 millions d'euros pour un projet porté par des acteurs locaux et d'anciens joueurs, il semble désormais avoir accepté l'inévitable. Sa gourmandise légendaire aurait-elle enfin trouvé ses limites ? Les observateurs notent en tout cas une préparation méthodique du terrain pour faciliter une transaction.
Un effectif valorisé pour séduire les investisseurs
Au-delà de l'assainissement financier, Kita a constitué un argumentaire commercial séduisant. L'effectif nantais regorge de jeunes talents cotés sur le marché : Tylel Tati est estimé à 40 millions d'euros, Matthis Abline à 25 millions, Louis Leroux à 15 millions et Johann Lepenant à 10 millions. Ces actifs représentent un potentiel considérable pour tout repreneur. Conserver ces joueurs prometteurs ou les revendre à prix d'or constitue une option stratégique attractive. Jamais le FC Nantes n'aura été aussi bankable qu'actuellement. Les investisseurs américains, friands de clubs européens à fort potentiel, pourraient particulièrement s'intéresser à ce dossier. Waldemar Kita, qui fermait traditionnellement sa porte aux prétendants, semble cette fois disposé à négocier sérieusement.
L'épilogue d'une ère controversée
Les déclarations récentes de Kita aux salariés confirment une transition imminente. Après avoir refusé de nombreux projets de reprise, le propriétaire polonais aurait finalement compris qu'une cession bien préparée servirait mieux ses intérêts. Les supporters nantais, éprouvés par deux décennies difficiles, attendent désormais avec impatience l'ouverture d'un nouveau chapitre. Le timing choisi par Kita, avec un club financièrement assaini et sportivement valorisé, maximise ses chances d'obtenir une offre satisfaisante.