L'électrochoc tant espéré n'aura duré qu'un soir. Après une défaite encourageante face à Strasbourg (2-3) pour la première de Vahid Halilhodzic, le FC Nantes a sombré dans l'indigence ce dimanche à Metz (0-0). Si le point du nul permet mathématiquement de rester "en vie", le contenu de la rencontre a glacé d'effroi les supporters canaris. Dominés, sans idées et sauvés par un Anthony Lopes héroïque, les Nantais semblent avoir abdiqué avant même le sprint final pour le maintien.
Des joueurs "perdus" et "sans âme"
Le constat dressé par les observateurs est sans appel : l'effet Coach Vahid s'est évaporé en l'espace de 90 minutes. Dans une analyse sans concession pour Ouest-France, le journaliste Pierre-Arnaud Bard décrit une équipe nantaise en perdition totale sur la pelouse de Saint-Symphorien.
« On a vu des joueurs perdus, sans âme. Tout ce qui avait été bien fait contre Strasbourg, on n’a rien vu du tout à Metz. C’était tout l’inverse. Une équipe complètement paumée », déplore-t-il. Malgré l'enjeu vital de ce "match à six points", les Jaune et Vert n'ont jamais semblé en mesure de bousculer des Messins qui se sont vu refuser trois buts. Sans les miracles à répétition d'Anthony Lopes dans sa cage, l'addition aurait pu être bien plus salée.
Terminus à l'Abbé-Deschamps ?
Si Vahid Halilhodzic martèle que son groupe est « toujours vivant », la réalité comptable est alarmante. Le FC Nantes pointe à cinq longueurs d'Auxerre, actuel barragiste. Ironie du calendrier, c'est justement à l'Abbé-Deschamps que les Canaris se rendront samedi prochain pour ce qui ressemble de plus en plus à un match de la dernière chance.
Une défaite en Bourgogne scellerait quasiment le sort du club, le condamnant à une relégation en Ligue 2 presque inéluctable. Entre un effectif qui ne ressemble pas à une équipe et un entraîneur dont le discours semble déjà s'émousser, le FC Nantes traverse l'une des crises les plus graves de son histoire moderne. Le "petit point de l'espoir" ramené de Lorraine suffira-t-il à réveiller un vestiaire à l'agonie ? Réponse samedi soir, pour ce qui s'annonce comme le terminus des ambitions nantaises.