Le FC Nantes a été terrassé à la Beaujoire samedi dernier dans un match où le sentiment d’urgence ne s’est pas fait ressentir le moindre du monde. Le match face au LOSC ressemble à une dernière chance qu’il faudra saisir pour les hommes de Pierre Aristouy qui ont été vivement tancés. Précisions.
Les Nantais n’ont pas été à la hauteur des enjeux de la rencontre, loin de là face au MHSC. Ironie du sort, c’est un ancien entraîneur nantais vivement critiqué et moqué par Waldemar Kita qui est venu crucifier son ancien club en la personne de Michel Der Zakarian. Face à des Dogues galvanisés par la victoire face à l’Olympique de Marseille, les Nantais n’ont pas d’autre choix que d’éteindre le feu de l’espoir lillois et, par la même occasion, celui qui réduit en cendres l’embellie sportive nantaise des dernières années…
A qui la faute ?
Voilà la 37ème journée de Ligue 1 qui pointe le bout de son nez. Bloqués à la fatale 17ème place, les Nantais ne semblent pouvoir se raccrocher qu’aux Auxerrois qui traversent une mauvaise passe. Si l’heure n’est pas encore au dépit ou aux regrets, bon nombre de supporters se remémorent dans leurs esprits la chronologie d’une saison ô combien surprenante. D’abord très inquiétant en début de saison, les Canaris avaient nettement redressé la barre au sortir de la Coupe du Monde avant de totalement s’effondrer à la mi-février ne gagnant plus le moindre match depuis. Une chute aux enfers qui puise ses causes d’une mentalité défaillante d’après Eric Di Meco : « C’est quand même mon mot d’ordre chaque semaine : toujours les premiers responsables, ce sont les joueurs. Là, c’est flagrant. Amusez-vous à prendre le calendrier. C’est là que c’est terrible, c’est-à-dire que les joueurs ont choisi leurs matchs, c’est clair. Quand il fallait se montrer contre la Juve il y avait du monde, d’un coup tu perds tous les matchs et puis d’un coup il y a Lens qui se présente en Coupe de France et tu les élimines. ». En réalité, le quart de finale face à Lens n’avait pas été flamboyant dans le jeu mais avait tout de même eu le mérite de faire la part belle à une force collective retrouvée. Celle-ci semble s'être évaporée en championnat avant d’être terrassé en Coupe de France lors de l’humiliation en finale. De manière toujours aussi musclée, l’ancien défenseur de l’OM pointe du doigt les joueurs du FCN sur la situation actuelle : « Moi je suis désolé, en premier il y a les joueurs. Ensuite il y a l’entraîneur et peut-être après on peut mettre le président à égalité parce que là il y a un gros problème. Mais moi si vous m’expliquez sur ce qu’il se passe à Nantes que ce ne sont pas les joueurs je ne comprends pas. Si les mecs ils ne sont pas en forme c’est peut-être parce qu’il faut regarder ce qu’ils font à côté quand ils ne sont pas en forme. Toi (à Jérôme Rothen) tu avais besoin de ton entraîneur pour t’expliquer comment jouer ? ». Une opinion largement partagée par les supporters.
Il est vrai qu’Antoine Kombouaré semblait de plus en plus perdre sa lucidité au fil des semaines laissant place à un discours volontairement provocateur ne suscitant plus vraiment d’électro-choc face à des joueurs semblant être tombés dans un confort coupable. Concernant le choix des rencontres, tout observateurs et supporters auront remarqué une différence d’approche entre les matchs de championnat en comparaison à ceux de Coupe. Malheureusement, dans le football comme tout autre sport, il n’existe pas de bouton on/off à activer au moment opportun. Il y a des joueurs qui se donnent à fond et ce peu importe les conséquences et des joueurs qui se voient plus beaux qu’ils ne sont au détriment d’une institution qui les dépasse. Si le board nantais a de grandes responsabilités dans cette évolution négative de la mentalité de l’effectif, les Canaris ont 2 journées pour sauver les meubles au cours d’une saison complètement à l’opposé de la saison précédente. À suivre…