Le FC Nantes s'enfonce dans les profondeurs du classement, et le retour du "sorcier" Vahid Halilhodži? sur le banc n'a pas suffi, pour l'instant, à inverser la vapeur. Dimanche soir, en clôture de la 27ème journée de Ligue 1, les Canaris ont subi une défaite cruelle face à Strasbourg (2-3), crucifiés dans les derniers instants par l'inévitable Joaquin Panichelli. Malgré un contenu bien plus encourageant et une combativité retrouvée, le club nantais reste scotché à une inquiétante 17ème place. Un scénario qui a poussé le technicien franco-bosnien à livrer un diagnostic sans concession sur la fragilité mentale de son groupe.
Une équipe terrorisée par l'enjeu
Au micro de Ligue 1+, l'amertume était palpable sur le visage du coach de 73 ans. Face à une équipe alsacienne en pleine réussite, Nantes a touché les montants à deux reprises, illustrant cette guigne qui poursuit les relégables. « C’est dur, ça montre le manque de maturité de cette équipe, on a peur de gagner, ça montre une équipe très fragile », a martelé Vahid Halilhodži?, pointant du doigt ce blocage psychologique qui empêche ses joueurs de valider leurs efforts.
Pour le coach nantais, la différence s'est faite sur la confiance. Là où Strasbourg avance avec certitude, le FC Nantes tremble à la moindre secousse. Malgré les deux buts inscrits, l'incapacité à tenir un résultat prouve que le chantier est encore immense pour sortir de cette zone de turbulences.
"Je fais ça par amour" : Vahid assume son pari risqué
Interrogé sur sa décision de revenir au chevet d'un club qu'il a déjà dirigé, le natif de Jablanica n'a pas manié la langue de bois. Conscient que son retour est scruté et parfois critiqué, il a tenu à remettre les points sur les i concernant ses motivations profondes. « J’ai accepté un challenge fou (...) je savais que la situation était plus que dramatique », a-t-il rappelé avec émotion, envoyant au passage une pique aux observateurs sceptiques.
Avec seulement 17 points au compteur, l'avenir des Jaune et Vert en élite ne tient plus qu'à un fil. Pourtant, Vahid veut y croire. Le calendrier offre trois finales après la trêve contre Metz, Auxerre et Brest. Pour ce monument historique du football français, l'heure de vérité a sonné, et Halilhodži? promet de « tout faire, même plus » pour arracher un maintien qui relèverait aujourd'hui du petit miracle.