Relégué au terme d'un exercice 2025-2026 catastrophique, le FC Nantes retrouve la Ligue 2 dès le 8 août prochain. Avec le retour de Michel Der Zakarian sur le banc et un stage de préparation à La Baule, les Canaris visent la montée immédiate. Mais entre concurrence affûtée et blocage financier sur le marché, le statut de favori reste très fragile.
Une Ligue 2 ultra-dense où le statut ne garantit rien
Dans une formule resserrée à 18 clubs pour la saison 2026-2027, le chemin vers l'élite s'annonce semé d'embûches. Seules les deux premières places offrent un billet direct pour la Ligue 1, envoyant les poursuivants dans le piège des barrages. Et dans ce marathon, le FC Nantes part avec une cible sur le dos face à des rivaux bien rodés.
Saint-Étienne, troisième l'an dernier et assoiffé de revanche, mais aussi Reims, Montpellier ou le FC Metz partagent la même urgence. La saison écoulée a d'ailleurs prouvé que le prestige du maillot ne pesait plus grand-chose, Troyes et Le Mans ayant coiffé tout le monde au poteau à la surprise générale.
Le pari de l'expérience avec Michel Der Zakarian
Pour piloter l'opération reconstruction, la famille Kita a choisi la sécurité en rappelant Michel Der Zakarian. Le technicien, qui connaît la maison et les joutes de la deuxième division par cœur, a rapidement imposé sa patte en ciblant des profils solides.
Après un succès anecdotique contre Fleury et un revers plus riche en enseignements face à Lorient, le groupe nantais peaufine ses automatismes du côté de La Baule. Si six recrues ont déjà signé — dont l'ailier Mathieu Cafaro et plusieurs renforts défensifs à moindre coût —, l'effectif reste grandement menacé par une vague de départs massifs : Chidozie Awaziem (Konyaspor), Yassine Benhattab (offert à 3 M€ par Krasnodar), sans oublier les rumeurs pressantes autour de Lepenant, Tati ou Alban Lafont.
Le jackpot Matthis Abline pour débloquer l'attaque ?
Le principal point noir du FC Nantes réside dans son secteur offensif. À trois semaines de la première journée, aucun avant-centre de métier n'a été recruté pour accompagner Ganago. La direction nantaise a fait le choix de conditionner toutes ses arrivées offensives à la vente de sa plus grande valeur marchande : Matthis Abline.
Courtisé par Galatasaray et le Paris FC (qui a posé 23 M€ sur la table), l'attaquant est estimé entre 25 et 30 millions d'euros par Waldemar Kita. Deux trajectoires s'offrent désormais au FCN :
- Vente rapide : Nantes encaisse un chèque record, recrute son buteur star et valide son costume de favori.
- Feuilleton à rallonge : Nantes attaque le championnat avec un effectif bancal et un joueur la tête ailleurs, prenant le risque d'un retard à l'allumage fatal.