Vendu pour la somme record de 20 millions d'euros l'été dernier, l'enfant de la Jonelière, Nathan Zézé, s'épanouit désormais sous le soleil du Néom SC. Invité ce mercredi dans l'émission Rothen s'enflamme sur RMC, le défenseur de 20 ans est revenu sans langue de bois sur son intégration au Moyen-Orient aux côtés d'Alexandre Lacazette et Christophe Galtier. Mais surtout, l'ancien Canari a justifié son départ du FC Nantes par une crainte persistante : celle de voir son club formateur sombrer en Ligue 2.
La Ligue 1 supérieure à l'Arabie saoudite ? Zézé répond à Ronaldo
Alors que Cristiano Ronaldo ne cesse de vanter les mérites de la Saudi Pro League, Nathan Zézé apporte une nuance intéressante basée sur son expérience quotidienne. Pour lui, si le haut du tableau saoudien n'a rien à envier à la France, le fossé se creuse avec les équipes plus modestes.
« Honnêtement, quand tu joues contre les 10-12 premiers, c’est semblable à la Ligue 1. Mais quand tu affrontes le bas de tableau, c’est un peu plus compliqué au niveau de l’intensité », analyse-t-il. Il décrit un championnat exigeant où la moindre erreur se paie cash, tout en plaçant globalement le niveau « un tout petit peu en dessous de la L1 ».
"Le FC Nantes flirtait avec la relégation" : le choix de la sécurité
Interrogé par Jérôme Rothen sur les raisons de cet exil précoce à seulement 19 ans au moment des faits, Zézé a évoqué la fragilité du projet nantais. Marqué par les luttes incessantes pour le maintien chez les Jaune et Vert, le défenseur a privilégié la stabilité sportive et financière offerte par le projet de Christophe Galtier.
« On flirtait avec la relégation depuis quelques années, on n’est jamais à l’abri d’une blessure ou d’une descente du club. C’est compliqué ce genre de saison et d’ailleurs j’ai raison, je suis assez content de mon choix », a-t-il lâché avec franchise. Aux côtés d'Alexandre Lacazette, dont il dit apprendre énormément au quotidien, Nathan Zézé voit son avenir à long terme : sous contrat pour 5 ans, il rappelle qu'il n'aura que 25 ans à la fin de son bail, lui laissant tout le temps de revenir briller en Europe après avoir sécurisé son futur.