Le dossier du rachat du FC Nantes entre dans sa phase la plus critique. Alors qu'un accord de principe a bien été formalisé entre Waldemar Kita et l'homme d'affaires Paulo Tavares, la cession effective de la maison jaune reste entièrement soumise à l'aval des autorités de contrôle du football français.
Intervenant sur le plateau de Canal+ Foot, le consultant Jacky Bonnevay a révélé avoir échangé directement avec le président nantais, confirmant l'existence d'une clause décisive liée à l'examen imminent de la DNCG.
La DNCG en juge de paix pour le projet Tavares
Pour finaliser la passation de pouvoir, le groupe d'investisseurs réuni autour de Paulo Tavares, s'appuyant sur des capitaux français, portugais et luxembourgeois, devra apporter des preuves irréfutables concernant sa solidité financière. Si les estimations du montant de la transaction oscillent entre 70 millions d'euros selon Canal+ et 100 millions d'euros hors bonus selon L'Équipe, les garanties d'exploitation future primeront devant le gendarme financier.
En cas de réserve ou de rejet émis par la DNCG, Waldemar Kita a clairement signifié son intention de conserver la présidence et la gestion du FC Nantes pour la saison à venir.
Un ras-le-bol présidentiel toujours prépondérant
Malgré cette condition stricte destinée à préserver l'institution nantaise, l'envie de passer le témoin reste vive chez le dirigeant franco-polonais. Comme l'a rappelé l'insider Emmanuel Merceron, le « ras-le-bol » accumulé par le propriétaire de 73 ans demeure le principal moteur de cette tentative de vente.
Les prochains jours et le grand oral face aux délégués de la DNCG scelleront donc définitivement l'issue de cette transition historique sur les bords de l'Erdre.