Alors que le FC Nantes se bat comme un beau diable pour ne pas couler en Ligue 2, les révélations de L'Équipe sur les salaires du club viennent de jeter un pavé dans la mare. Dans une saison où la direction jurait avoir serré la ceinture, les chiffres montrent une réalité bien plus complexe : pour l'opération survie, Waldemar Kita a sorti l'artillerie lourde. Le constat est inédit : avec 100 000 € bruts mensuels, c'est l'entraîneur Vahid Halilhodzic qui trône au sommet de la pyramide salariale, à égalité avec les renforts venus à la rescousse cet hiver.
Une cure d'austérité... à géométrie variable
Le Nantes version 2025-2026 devait être celui de la sagesse budgétaire. En un an, la masse salariale a fondu de 40 %, passant de 80 à 50 millions d'euros. Ventes records (40 M€) et recrues à prix malin : le plan semblait tenir la route sur le papier.
Sauf que le terrain a rendu un verdict cruel. Avec seulement 17 points en 26 journées, les Canaris signent le pire exercice de leur histoire. Englué à la 17e place, le club a dû paniquer en janvier et réinvestir massivement pour colmater les brèches.
Halilhodzic et le club des 100 000
Pour diriger ce commando de la dernière chance, Nantes a fait appel à un revenant : "Coach Vahid". À 73 ans, celui qui a préféré l'Erdre à la Coupe du Monde perçoit 100 000 € par mois. Une situation rarissime en France où le coach émarge au même niveau que ses cadres.
Il partage ce statut de premier de cordée avec les visages du mercato d'hiver : Rémy Cabella, Deiver Machado et Ibrahima Sissoko. Ils rejoignent dans ce cercle restreint les piliers Mostafa Mohamed et Anthony Lopes.
Des contrats "anti-Ligue 2" pour limiter la casse
Malgré ces investissements, le spectre d'un accident industriel plane toujours sur la Beaujoire. Mais la direction nantaise a blindé ses arrières. Selon L'Équipe, les contrats signés récemment intègrent des clauses de relégation automatiques : en cas de descente, les salaires seraient divisés par 2, voire par 5 pour certains joueurs.
Une sécurité contractuelle indispensable pour éviter la banqueroute, même si la priorité absolue reste de voir Vahid Halilhodzic justifier son salaire de star en sauvant le club de la chute.