Hier, le FC Nantes s’est encore incliné et n’en finit plus de s’enfoncer dans un précipice aussi dangereux que de plus en plus logique. En première période, le sort du match semblait scellé tant les Nantais étaient inoffensifs, et ce, du fait d'une incompréhension tactique majeure…
Une fois encore, le FC Nantes n’a pas été à la hauteur. Les hommes d’Antoine Kombouaré ont été totalement maîtrisés par un Stade Brestois beaucoup plus en verve qu’eux comme le prouvaient les deux dynamiques respectives en avant-match… Les Canaris n’ont gagné aucun de leurs dix derniers matchs de championnat, une disette alarmante au possible avant la réception de Strasbourg.
Une erreur qui pourrait coûter cher...
Le match face au Racing Strasbourg n’est pas celui de la dernière chance, mais il y ressemble grandement. Et pour cause, les Nantais ont grillé un joker en s’inclinant contre les Brestois dans un match de la peur où les hommes d’Eric Roy semblaient en vouloir plus. Après la claque face au Téfécé en finale de Coupe de France, l’on se doutait bien qu’Antoine Kombouaré s'essaierait à des changements drastiques au sein de son effectif. Cependant, la composition de départ a semblé être un non-sens total par deux égards. En effet, Ludovic Blas n’a pas démarré la rencontre dans la peau d’un titulaire. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce fut bien la réalité des Nantais médusés au coup d’envoi devant un choix aussi extrême pour le seul joueur qui, durant la grande partie de la saison, a surnagé dans un marasme collectif ambiant. Evan Guessand a remplacé le maître à jouer nantais dans le dispositif tactique mis en place par le coach kanak. Plus étonnant encore, Florent Mollet n'était pas titulaire non plus pour ajouter une caution technique à une formation qui manque cruellement d’inventivité et de coups d’éclats dans son entrejeu. Particulièrement agacés, les supporters nantais ont été encore plus frustrés après l’entrée à la mi-temps de Ludovic Blas qui a démontré en 45 minutes que s’il est voué au banc de touche, ses dix autres coéquipiers n’en valent guère mieux.
Antoine Kombouaré multiplie les déclarations choc où les coups de gueule s’enchaînent pour remobiliser un groupe à la dérive. Le rouage semble cassé et l’errement tactique d’hier peut coûter extrêmement cher dans la lutte pour le maintien. Face à Strasbourg, cela ressemble à la dernière chance d’Antoine Kombouaré à qui il reste 5 matchs pour redresser la barre sous peine d’être évincé dès dimanche en cas de contre-performance. À suivre…