A un peu plus de 48 heures d’une finale de Coupe de France inédite entre le FC Nantes et le Toulouse FC, la FFF fait encore parler d’elle. En effet, la première finale de l’ère post Noël Le Graët ne se déroulera pas dans un contexte très sain puisque de nouvelles plaintes ont été déposées.
Nul n’a oublié l’enchaînement de joutes verbales entre la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra et, le désormais ex-président de la Fédération Française de Football, Noël Le Graët. Nul besoin également de rappeler qu’après avoir démissionné du Comité exécutif, qu’il a lui-même formé, l’ancien maire de Guingamp a retrouvé un poste au bureau parisien de la FIFA. Tapis dans l’anonymat depuis sa démission, de nouvelles accusations à son encontre viennent s’ajouter.
Une plainte déposée contre son supérieur hiérarchique
Pour la première fois depuis 2012, ce ne sera pas Noël Le Graët qui viendra présenter les 22 acteurs au président de la République lors de la traditionnelle poignée de mains d’avant-match. Philippe Diallo a repris le relais de manière temporaire et sera le chargé de ses tâches. Pour l’heure, ce sont deux ex de la Fédération Française qui se livrent une véritable bataille. En effet, Le Monde nous apprend qu’il y a pile un mois, Florence Hardouin a commencé par saisir les prud'hommes pour obtenir l’annulation de son licenciement et réclame également des dommages et intérêts. Après cela, une information pas encore divulguée était passée inaperçu puisque le 18 avril, elle a porté plainte pour "harcèlement sexuel et moral" contre Noël Le Graët et ainsi venir garnir le dossier de l’enquête ouverte le 13 janvier dernier. La directrice générale de la Fédération Française de Football devrait, toujours d’après Le Monde, "être réentendue en qualité de témoin, au terme de l’enquête, afin de donner des éléments complémentaires concernant la potentielle implication d’autres dirigeants de l’instance" et ainsi approfondir sur les comportements inappropriés dont elle aurait été victime. D’ailleurs, la synthèse de l’audit avait déjà, quelque peu, révélé de manière officielle que la relation entre le président et la directrice générale de la FFF était devenue invivable : "la proximité opérationnelle initiale s'est transformée en relation toxique".
Mise à pied depuis le 11 janvier de façon temporaire, la FFF joue la carte de la patience concernant Florence Hardouin et attendrait le 1er juin, date de l’audience de conciliation entre les deux partis, pour annuler ou non son licenciement. Toutefois, il faut rappeler que l’audit avait qualifié le mandat de l'ancienne escrimeuse professionnelle en ces termes : "des méthodes brutales et un comportement jugé erratique". Un bien peu élogieux pedigree qui ne représenterait qu’une infime partie de ce qu’il lui est reprochée en interne. Pour l’heure, le traitement de sa plainte pour harcèlements de la part de son ancien supérieur hiérarchique suit son cours et, prochainement, Noël Le Graët devrait être entendu par les enquêteurs. À suivre…