Quasiment relégués en Ligue 2 la saison prochaine à moins d’un miracle, Bordeaux est en pleine crise. Mais une bien étrange donnée pourrait redonner un semblant de sourire aux fans des Girondins.
31 ans depuis la dernière descente en deuxième division pour Bordeaux. Alors que les Girondins se dirigent tout droit vers une relégation, le destin semble y avoir mis du sien. En effet, la dernière descente Bordelaise remonte à 31 ans, en 1991, et pour celle d’avant il fallait déjà remonter… 31 ans ! Une bien étrange coïncidence, mais à y regarder de plus près, les raisons n’étaient pas tout le temps les mêmes. En 1960, la relégation est sportive : 21 points en 38 journées et surtout 102 buts encaissés, à quelques détails près la même saison que celle que vivent les Bordelais de maintenant. En revanche, la descente de 1991 était d’ordre administratif : les Marines et Blancs accusaient un grave déficit. Un déficit que les Girondins ont également aujourd’hui, et qui pourrait les mener à une rétrogradation plus dévastatrice.
Des remontées rapides
Pour rassurer un peu les supporters girondins, suite aux deux précédentes relégations, la réaction ne s’est pas faite attendre. Il faut attendre 1962, soit deux ans après la relégation, pour revoir Bordeaux dans l’élite. Puis en 1992, un an après la décision administrative, les Bordelais sont champions et remontent un an à peine après avoir quitté la première division.
Cependant, Bordeaux n’a pas été relégué que deux fois. Ça leur était déjà arrivé en 1947, et après deux années en deuxième division, les Girondins sont remontés en 1949 et ont marqué le coup en devenant champions en 1950 (première fois qu’un promu était champion). Relégués également en 1956, Bordeaux a attendu trois ans avant de pouvoir remonter. Il s’agit encore aujourd’hui de la plus longue période de l’histoire du club en seconde division.
En cas de relégation officielle ce samedi face à Lorient (21h), les Girondins pourront alors prendre exemple sur le passé pour revenir au plus vite dans l’élite. Ou alors, écrire une page sombre de l’histoire Bordelaise.