Formé et ayant fait ses débuts en professionnel dans le club au scapulaire avant de s’envoler pour l’Espagne et l’Allemagne, Bixente Lizarazu s’est livré au quotidien Sud Ouest sur la situation actuelle de son club formateur.
Centre de formation, débuts en pro, coupe d’Europe, relégation en D2…Bixente Lizarazu a tout connu avec les Girondins de Bordeaux. Si, pour les plus jeunes, sa carrière se résume en grande partie à ses sept années au Bayern Munich (1997-2004), le latéral gauche en a pourtant passé 12 dans la Gironde (1984-1996) avant de partir en Espagne puis en Allemagne dans la foulée. Forcément, comme tous ceux qui portent Bordeaux dans leur cœur, la saison actuelle est compliquée à encaisser pour le champion du monde qui ne garde pas sa langue dans sa poche. « C’est la responsabilité d’un président. Il faut arrêter, après une défaite, de dire que c’est la faute des gardiens, des défenseurs, des milieux…C’est la faute d’un ensemble de personnes qui font le club, le président et le directeur sportif en font partie. Évidemment qu’ils donnent le la : ils font le recrutement, ils créent les conditions de travail sereines, qui apportent cette confiance, et ça je ne le vois pas », déplore Lizarazu à Sud Ouest.
« Je ne pensais pas qu’on pouvait aller aussi bas »
S’il reconnaît que « l’instabilité dure depuis la vente par M6 en 2018 », l’ancien bavarois ne comprend pas tout dans la gestion de la direction actuelle, notamment le cas des supporters : « Je ne sais pas dans quelle mesure ils sont associés aux décisions. Le vestiaire, le terrain appartiennent aux joueurs et au staff technique. Il ne faut jamais y toucher, c’est notre espace de travail, de confiance, de relations dans lequel il ne faut pas entrer (…) C’est trop poreux, tout le monde s’occupe un peu de tout. Pour le bien du club, il serait temps que l’espace de chacun soit à nouveau respecté. » Bixente Lizarazu garde tout de même un « petit espoir » de rester en Ligue 1 la saison prochaine même s'il ne s’attendait pas à cette tournure des événements. « Je ne pensais pas qu’on pouvait aller aussi bas, je n’aurais jamais imaginé que la situation pouvait se dégrader à ce point dans ce club », conclue le Basque. Il reste quatre rencontres aux joueurs de David Guion pour maintenir les Girondins dans l’élite du football français.
Au travail avant #FCGBOGCN en @Ligue1UberEats pic.twitter.com/HwlIJAASip
— FC Girondins de Bordeaux (@girondins) April 28, 2022