C’était le choc annoncé de ces quarts de finale en Ligue des Champions. À Stamford Bridge, les Londoniens de Chelsea accueillent les Espagnols du Real Madrid. L’affiche semble si serrée que la saveur n’en est que meilleure. Au terme d’un match d’une intensité fantastique, c’est le Real qui frappe un grand coup dans cette saison de Ligue des Champions. (1 - 3).
Avant le début de la rencontre, Carlo Ancelotti a écouté ses joueurs qui s’étaient inclinés l’an passé contre les blues. L’intensité, c’est le maître-mot de cette double confrontation. Pour pallier ce déficit présent dans le milieu de terrain, il décide donc de titulariser l’Uruguayen Federico Valverde en tant qu’ailier droit. Du côté du technicien allemand, il décide de reconduire son schéma à trois défenseurs en privilégiant Jorginho dans l’entre jeu et Kai Havertz à la pointe de l’attaque.
Le Real rentre très bien dans la rencontre, et c’est Vinicius sur un contre éclair qui trouve la barre transversale après une jolie action à trois. Chelsea est prévenue, les joueurs espagnols ne sont pas dans les mêmes dispositions que lors du tour précédent à l'aller face au PSG. Chelsea est débordée, le milieu sans cesse en infériorité numérique face au milieu du Real, la faute à un Valverde qui dé-zone et s’installe dans l’entre jeu. La défense, le point fort lors du dernier titre de champion d’Europe l’an passé des Anglais laisse transparaître une fébrilité monstre. Dans quasiment tous les aspects, transition, pressing inexistant. C’est logiquement que Chelsea craque en l’espace de trois minutes. D’un doublé sublime, Benzema met ainsi ses coéquipiers dans les meilleures dispositions eux qui aiment défendre. Les blues maîtrisent un peu mieux le ballon et relancent le match sur une jolie tête d’Havertz. Clément Turpin renvoie tout le monde au vestiaire, le match est relancé.
C’était sans compter sur l’homme de la Ligue des Champions chez les Madrilènes. Il doit sûrement avoir un fluide spécial qui fait craquer les meilleurs gardiens du monde. Sur une action anodine, Edouard Mendy loupe sa passe vers Rudiger, Benzema, qui y croit toujours, rodait dans les parages après son pressing et gagne son duel avec l’allemand. Dans le but vide, il ne se fait pas prier pour transformer ce cadeau. Les blues sont sonnés, ils essayeront de revenir au score, mais les Espagnols gèrent si bien la rencontre qu’ils sont que rarement mis en danger. Lorsque c’est le cas, ils peuvent aussi compter sur leur gardien belge, qui écœure ses adversaires avec des arrêts de grande classe.
???? FP: @ChelseaFC_Sp 1-3 @realmadrid
— Real Madrid C.F. (@realmadrid) April 6, 2022
? Havertz 40'; @Benzema 21', 24', 46'#UCL | #Emirates pic.twitter.com/SbhNWXnL7B