Ligue 1 : Quel bilan pour les équipes qui ont licencié leur entraîneur ?

La valse des entraîneurs continue de battre son plein cette saison avec le FC Nantes qui a annoncé le départ d’Antoine Kombouaré à quelques journées de la fin. Il est temps de faire le bilan de ces clubs qui ont pris la décision de se séparer de leurs coachs, plus tôt que prévu.

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Illustration : "Ligue 1 : Quel bilan pour les équipes qui ont licencié leur entraîneur ?"
© Twitter officiel Stade de Reims

Une saison historique. En effet, seule la saison 2004-2005 a vu plus de clubs français changer d’entraîneur en cours de saison dans toute l’histoire de la Ligue 1, avec 11 changements contre 10 cette saison.

Il est temps de faire le bilan de ces clubs qui ont pris la décision de se séparer de leurs coachs, plus tôt que prévu.

Objectif Europe

L’Olympique Lyonnais est le club qui a donné le ton cette saison, le 9 octobre dernier, avec un renvoi de Peter Bosz dans la foulée d’une défaite à Lens (1-0).

Aujourd’hui Laurent Blanc, qui avait remplacé l’ancien coach de l’Ajax, est toujours à la tête de l’équipe lyonnaise. Des Gones qui pourraient créer la surprise dans la course à l’Europe où ils avaient été enterrés. L’OL est à seulement 3 points de Lille, 5ème, à 4 journées de la fin. L’ancien entraîneur du PSG aura vécu une première saison en dent de scie avec une forme irrégulière, et un parcours en Coupe de France au goût inachevé, avec une défaite amère en demi-finale face au FC Nantes.

Objectif maintien

2 jours après, le 11 octobre, deux clubs français ont décidé de se séparer de leurs entraîneurs. Brest et Auxerre ont respectivement dit au revoir à Michel Der Zakarian et Jean-Marc Furlan. Éric Roy a ensuite été nommé sur le banc breton, alors que Christophe Pélissier est arrivé à la tête de l’AJA.

Pour Brest, la deuxième partie de saison sous la houlette d’Éric Roy a un bilan mitigé. Mais les conclusions seront tirées dans quelques semaines, avec un maintien qui se rapproche mais qui n’est pas encore acquis. Les Bretons sont 15èmes avec 3 points d’avance sur Nantes 17ème, mais peuvent compter sur une belle forme récente avec une seule défaite en 7 rencontres.

Pour l’AJA, l’histoire est similaire. Depuis la nomination de Christophe Pélissier, le club n’a pas toujours su prendre des points mais depuis le début du mois de février, Auxerre a enfin sorti la tête de l’eau, et de la zone rouge. Avec seulement 2 défaites lors des 13 derniers matchs de Ligue 1. Mais rien n’est encore fait pour Pélissier et ses hommes, 16ème avec 2 points d’avance sur les Nantais, première équipe relégable.

La belle histoire

Le 13 octobre c’est Oscar Garcia qui a quitté le Stade de Reims, en étant remplacé par son adjoint Will Still, toujours l’entraîneur du club aujourd’hui.

Pour Reims, ce choix a fait basculer la saison du club. Pour ses débuts en tant qu’entraîneur, le Belge a lancé son équipe sur une folle série de 19 matchs sans la moindre défaite en Ligue 1. Pour des Rémois qui ont cru pendant un moment à une qualification européenne. Will Still aura donc été un choix payant pour Reims, qui va tout faire pour conserver son entraîneur déjà convoité.

Une saison, plus compliquée que prévu

Alors que Montpellier pensait vivre une saison paisible, flirtant entre le ventre mou et les places européennes, le MHSC s’est pendant longtemps approché des places synonymes de relégation en Ligue 2.

Le 17 octobre, Olivier Dall’Oglio a été renvoyé par Montpellier, et Romain Pitau a pris sa place sur le banc. Avant d’avoir été mis à pied par la suite en étant remplacé par Michel Der Zakarian en février dernier, lui qui avait été renvoyé par Brest quelques mois auparavant.

Depuis son retour au club, les Montpellierains connaissent une très belle dynamique avec 7 victoires et 2 matchs nuls en 12 rencontres. Grâce notamment à l’inévitable Elye Wahi, auteur de 17 buts en Ligue 1 cette saison et qui a retrouvé de sa superbe avec le retour de Der Zakarian à La Mosson, Montpellier sera bel et bien de la partie en août prochain.

Destins inévitables

Le 8 novembre, Bruno Irles a quitté Troyes, aujourd’hui dirigé par Patrick Kisnorbo. Autre club relégable, Angers s’est séparé de Gérard Baticle le 23 novembre dernier. Le SCO avait ensuite nommé Abdel Bouhazama, lui-même remplacé par Alexandre Dujeux en mars.

Mais pour ces deux clubs, ces changements n’ont pas permis de retrouver une vraie dynamique pour se sauver. Angers n’aura jamais quitté la 20ème place depuis la 12ème journée. Avec un triste bilan de 14 points en 34 journées.

Les Troyens auront mis plus de temps avant de sombrer, mais l’ESTAC n’aura finalement pas trouvé les ressources pour s’en sortir. Avec une triste année 2023 où Troyes n’a connu la victoire qu’à une seule reprise, en 18 matchs.

Des trajectoires, différentes

Après une belle saison pour les deux équipes, avec Nice qui s’est qualifié pour la Conference League et Strasbourg, qui a pendant longtemps bataillé pour cette même qualification européenne, la saison 2022-2023 n’a pas été de tout repos pour ces deux clubs.

En effet, Julien Stéphan (Strasbourg) et Lucien Favre (OGC Nice) ont eux aussi été limogés après les éliminations de leurs équipes respectives en Coupe de France. Strasbourg a ensuite nommé Mathieu Le Scornet pendant que Nice a officialisé à sa tête l’ancien joueur du club Didier Digard, jusqu’alors adjoint de l’entraineur suisse. Les Alsaciens ont depuis rechanger d’entraîneur, avec l’expérimenté Frédéric Antonetti qui est aujourd’hui sur le banc du Racing.

Depuis l’arrivée de ce dernier, Strasbourg va mieux. 5 victoires, 2 matchs nuls, et une 14ème place qui fait du bien à 4 journées de la fin. Attention, le club alsacien ne possède toujours que 3 points d’avance sur le premier relégable.

Pour Nice, les débuts de Didier Digard ont été impressionnants. Une première victoire avec les Aiglons à domicile (6-1) dans le derby face à Montpellier, une série de 14 matchs toutes compétitions confondues sans défaite, une aventure en Conference League qui s’est malheureusement arrêtée en quart de finale face au FC Bâle. Mais la fin de saison de l’ancien joueur niçois ne se termine pas comme elle a débuté en janvier dernier, avec des résultats compliqués qui ont mis les Aiglons en dehors de la course à l’Europe.

Des Canaris au bout du rouleau

Enfin c’est le FC Nantes qui a décidé de se séparer d’Antoine Kombouaré après l’humiliation en finale de Coupe de France (6-1) face à Toulouse, et les nombreux mauvais résultats récemment qui compromettent le maintien des Canaris en Ligue 1.

Aujourd’hui 17ème, les Nantais n’ont plus leur destin entre les mains, mais comptent sur Pierre Aristouy, jusqu’alors entraîneur des U19 et qui dirigeara l’équipe première jusqu’à la fin de la saison, accompagné par Oswaldo Vizcarrondo. Deux anciens de la maison qui vont tenter de sauver tout un club en péril. Toute une ville qui espère ne pas s’effondrer.

Un nouveau record

La Ligue 1 aura donc vécu une année rythmée par la valse de ses entraîneurs.

La moitié des entraîneurs présents au début de l’exercice 2022-2023 ont été démis de leurs fonctions, avec 10 clubs concernés. Avec 13 coachs remerciés en une saison, le championnat de France a battu un nouveau record.

Des changements qui n’ont visiblement pas toujours eu l’effet escompté.