À seulement quarante-huit heures de son entrée en lice européenne sur la pelouse du Stade Pierre-Mauroy ce mercredi (18h45), le club turc de Galatasaray fait monter la pression. Marqué par les épisodes de violences et de pillages urbains qui ont secoué plusieurs agglomérations françaises au cours du week-end, y compris dans la métropole lilloise, l'état-major stambouliote exige des assurances concrètes quant à la protection de sa délégation et de ses supporters.
Saisine de l'UEFA et appel aux autorités françaises
Face au climat d'incertitude qui règne dans l'Hexagone, la direction de Galatasaray a officiellement sollicité l'UEFA afin de réclamer des mesures de sécurité renforcées. Le club souhaite un encadrement drastique, en particulier pour les transferts et l'accès des nombreux supporters turcs attendus dans le Nord.
« Le club souhaite obtenir des garanties pour assurer la protection de ses joueurs, de son staff et de ses supporters, attendus nombreux au stade Pierre-Mauroy ce mercredi. »
Le gouvernement maintient le cap
Malgré cette fronde et les inquiétudes légitimes exprimées par les visiteurs, le ministère de l'Intérieur a tranché. Par la voix de Laurent Nuñez, le gouvernement a confirmé que la rencontre LOSC-Galatasaray, au même titre que le choc PSG-Barça, ne subirait aucun report.
Les forces de l'ordre locales devront donc déployer un dispositif d'envergure pour que cette troisième journée de Ligue des Champions se déroule dans un calme absolu, loin des soubresauts de l'actualité sociale.