Le passage d'Aston Villa dans le Nord aura décidément laissé des traces, et pas seulement au tableau d'affichage. Si l'élimination en quart de finale de la Ligue Europa avait déjà été difficile à encaisser pour le LOSC, l'UEFA vient d'en rajouter une couche ce lundi. L'instance européenne a dévoilé une série de sanctions financières frappant directement le portefeuille des Dogues. Au total, le club lillois devra s'acquitter d'une amende de 82 750 euros pour divers manquements constatés lors de la réception des Anglais au stade Pierre-Mauroy, une sorte de double peine qui vient clore ce chapitre particulièrement électrique.
L'effet Martinez ou le prix de la provocation
Une part importante de cette somme est directement liée au traitement réservé à Emiliano Martinez. Le portier argentin, devenu l'ennemi public numéro un depuis la finale du Mondial 2022 et ses récentes sorties médiatiques, a cristallisé toute la tension du public lillois. Contrairement à ce qui a pu circuler sur les réseaux sociaux, le tifo représentant Jeanne d'Arc n'est pas le cœur du problème. L'UEFA a tenu à préciser que l'amende de 17 500 euros résulte uniquement des chants insultants descendus des tribunes à l'encontre du gardien des Villans, sanctionnant ce que l'instance qualifie de message inadapté à un événement sportif.
Une accumulation de fautes qui pèse sur les finances
Au-delà du duel psychologique avec Martinez, c'est un véritable inventaire de petits couacs qui a fait grimper la note. La commission de discipline n'a rien laissé passer, facturant 25 000 euros pour des jets de projectiles et 26 000 euros supplémentaires pour le blocage d'escaliers et de voies de circulation dans les tribunes. En ajoutant à cela l'usage d'engins pyrotechniques et un retard au coup d'envoi, le LOSC se retrouve face à une condamnation financière brutale. Pour Olivier Létang, c'est un rappel cinglant que la ferveur du Nord, aussi belle soit-elle, doit désormais composer avec l'inflexibilité totale des règlements européens.