À la veille du match décisif contre l'Etoile Rouge de Belgrade en play-off aller d'Europa League, Bruno Genesio a tenu une conférence de presse où il a abordé la période difficile traversée par le LOSC. Avec un seul succès lors des neuf dernières rencontres (deux nuls, six défaites), l'entraîneur lillois se retrouve sous pression. Sa réponse aux journalistes a étrangement rappelé celle de Luis Enrique après la défaite du PSG à Lisbonne le 25 janvier, lorsque l'Espagnol avait qualifié le football de sport de « merde ».
Un discours optimiste malgré les statistiques
Genesio refuse de céder au pessimisme ambiant. Les données statistiques plaident selon lui en faveur de son équipe : récupération de ballons dans le dernier tiers, nombre de tirs au but, expected goals comparables à ceux de Lens ou Lyon. Seule la défaite contre Strasbourg (1-4) échappe à cette analyse positive. « Parfois le football est capricieux, parfois il est merveilleux », a-t-il déclaré, reprenant presque mot pour mot la philosophie de Luis Enrique. Cette vision traduit une frustration certaine face à des performances qui ne se concrétisent pas en résultats.
L'avenir du technicien en question
Interrogé sur un éventuel limogeage en cas d'élimination européenne, le coach lillois a répondu avec détachement : « On verra si ça va m'arriver ». Avec une pointe d'humour, il a évoqué cette expérience nouvelle qu'il n'a jamais vécue dans sa carrière. Genesio insiste sur son rôle : continuer à travailler avec son staff, fermer les écoutilles et porter l'équipe vers des solutions concrètes.