Un an après son départ retentissant vers la Premier League, le destin de Mathis Amougou pourrait bien repasser par le centre de l'Étrat. Le milieu de terrain de 20 ans, dont le transfert à Chelsea pour 15 millions d'euros avait fait couler beaucoup d'encre à l'hiver 2025, traverse une zone de turbulences inquiétante pour la suite de sa carrière. En perdition totale sous la bannière de la galaxie BlueCo, le jeune prodige ne trouve plus sa place, que ce soit à Londres ou plus récemment en Alsace. Face à cette impasse sportive, l'AS Saint-Étienne flaire l'opportunité d'un rapatriement stratégique pour relancer un joueur qui semble avoir perdu son football loin de ses bases.
Le calvaire d'un talent pur au sein de la galaxie BlueCo
Le bilan de l'ancien international U19 est pour le moins alarmant. Après un passage fantomatique chez les Blues, Amougou espérait voir le bout du tunnel lors de son transfert au RC Strasbourg l'été dernier. Malheureusement, le rêve alsacien a tourné au vinaigre. Le milieu de 20 ans vient de passer 12 matchs consécutifs sur le banc des remplaçants, une situation indigne de son potentiel initial. Sa dernière apparition officielle remonte à un match de Coupe de France contre les amateurs d’Avranches le 10 janvier dernier. Depuis, c'est le néant total. Pour beaucoup d'observateurs, son choix de carrière précoce vers l'Angleterre s'apparente aujourd'hui à une erreur industrielle.
Le Forez comme ultime bouée de sauvetage ?
Consciente du malaise de son "pur produit", la direction de l'ASSE n'a jamais coupé les ponts. Selon les informations de Livefoot, les recruteurs stéphanois envisagent sérieusement de solliciter un prêt pour la saison prochaine. L'idée serait de permettre à Amougou de se reconstruire psychologiquement et techniquement dans un environnement protecteur. Pour le club de la Loire, l'opération est séduisante : récupérer un joueur à forte valeur ajoutée sans débourser d'indemnité de transfert massive. Reste désormais à convaincre les décideurs de BlueCo. Le Racing a pourtant tout à gagner dans ce deal : laisser son flop se refaire une santé dans un environnement qu’il connaît bien permettrait de protéger un investissement qui, pour l'instant, ne cesse de se déprécier.