Mercato ASSE : Un chèque de 10 millions d'euros détruit une grande priorité des Verts

Les semaines se suivent et se ressemblent cruellement pour la cellule de recrutement de l’AS Saint-Étienne. Toujours groggy après l’échec cuisant lors des barrages d'accession face à l'OGC Nice, le board forézien doit composer avec les dures réalités économiques de la Ligue 2. Alors que les dirigeants s'activaient pour restructurer un entrejeu en perte de vitesse, une cible prioritaire vient de s'envoler définitivement pour l'étranger, forçant le nouveau propriétaire Kilmer Sports Ventures à revoir totalement ses plans.

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Illustration : "Mercato ASSE : Un chèque de 10 millions d'euros détruit une grande priorité des Verts"
© Site officiel de l'ASSE

Un rendez-vous manqué de longue date

Suivi de très près depuis l'hiver dernier par les recruteurs stéphanois, le jeune Silas Andersen (21 ans) n'enfilera jamais la tunique verte. Le milieu de terrain défensif danois, véritable révélation de la saison sous la bannière du BK Häcken en Suède, était pourtant fléché pour préparer l'avenir du club et devenir le successeur naturel de Florian Tardieu.

Son abattage physique et sa propreté technique en Allsvenskan en faisaient le profil idoine pour muscler l'entrejeu ligérien. Malheureusement pour le peuple vert, les performances majuscules du natif de Copenhague ont fini par attirer des écuries d'un tout autre calibre sur l'échiquier européen.

La loi du plus fort financièrement

Le couperet est tombé via les indiscrétions du site spécialisé Tribune Stéphanoise. C'est le prestigieux Sporting Portugal, habitué des joutes de la Ligue des Champions, qui a raflé la mise en trouvant un accord total avec la direction suédoise.

L’opération atteindrait 7,5 millions d’euros auxquels pourraient s’ajouter 2,5 millions d’euros de bonus. Une enveloppe globale de 10 millions d’euros, assortie d'un intéressement à la revente, face à laquelle Saint-Étienne ne pouvait tout simplement pas rivaliser. Pour l'ASSE, le constat est amer : le chantier du milieu reste entier et il va falloir creuser d'autres pistes, moins onéreuses, pour entamer l'opération reconquête.