Dans un contexte financier toujours sous surveillance, les Girondins de Bordeaux viennent de conclure un dossier qui pesait lourd depuis plusieurs mois. Arrivé en janvier 2025 avec l’étiquette de renfort offensif, Étienne Beugré quitte déjà la Gironde. Un départ passé presque inaperçu sur le plan sportif, mais qui pourrait avoir un impact immédiat sur les comptes du club.
Un pari offensif qui n’a jamais décollé
Recruté pour épauler Andy Carroll sur le front de l’attaque, l’attaquant ivoirien n’aura jamais réellement trouvé sa place dans l’effectif de Bruno Irles. Après des débuts encourageants, l’ancien joueur de Maribor a progressivement disparu des radars.
Cette saison, son apport avec l’équipe première s’est limité à neuf minutes en Coupe de France. Le reste de son temps de jeu s’est déroulé avec la réserve, entre Régional 1 et banc de touche. Une situation d’autant plus délicate que son contrat représentait un poids conséquent pour un club évoluant en National 2.
Avec un salaire estimé à 10 000 euros mensuels, Beugré figurait parmi les joueurs les mieux rémunérés de l’effectif, malgré un rôle quasi inexistant dans la rotation.
Une bouffée d’air pour les comptes
Selon Sud Ouest, un accord a finalement été trouvé avec le FC Kyzylzhar Petropavlovsk, formation évoluant au Kazakhstan. Ce transfert permettrait aux Girondins de Bordeaux d’économiser près de 50 000 euros d’ici la fin de saison.
Dans le cadre du plan de continuation mis en place pour apurer la dette du club, cette réduction de la masse salariale n’a rien d’anodin. Elle intervient à un moment clé, alors que Bordeaux reste engagé dans la lutte pour la montée en National (future Ligue 3).
Avec trois points de retard sur le leader de la poule A, La Roche-sur-Yon, chaque levier financier peut peser dans la gestion de la fin de saison. Sur le terrain comme en dehors, le club cherche désormais à optimiser ses ressources.
Et dans ce dossier, tourner la page Beugré pourrait bien constituer une première victoire… loin des projecteurs.