Le Stade Brestois est officiellement maintenu et peut désormais regarder plus haut plutôt que dans son rétroviseur. Grâce à un redressement drastique qui a pris forme à partir du mois d’avril, les hommes d’Eric Roy se sont donnés le droit de vivre une quatrième saison consécutive dans l’élite française. Pour autant, des déclarations laissent planer le doute concernant la saison prochaine…
Face à une formation phocéenne qui n’a plus son destin entre ses mains malgré ses velléités de seconde place, les Brestois comptent bien profiter de l’ambiance instable qui entoure la Canebière pour se montrer aussi entreprenant qu’au match aller. Peut-être privés de Franck Honorat et Romain Del Castillo, les hommes d’Eric Roy pourraient gâcher la fête des 30 ans du sacre européen phocéen et plus grand exploit d’un club français en Ligue des Champions.
Des démarches toujours pas entamées qui interrogent
Le maintien étant acquis, c’est l’heure du bilan pour Eric Roy. Fortement contesté à son arrivée dans le Finistère, le technicien français s’est montré plus qu’à la hauteur du défi proposé par Grégory Lorenzi et a désormais conquis le public du Stade Francis Le Blé qui espère le voir rester au club. Cependant, le départ de Grégory Lorenzi à la fin de saison laisse planer le doute concernant la nature du poste d’Eric Roy la saison prochaine. En attendant un éclaircissement, celui-ci s’est entretenu avec Ouest-France pour évoquer son avenir : « Je n'ai encore vu personne, cela devrait arriver prochainement. Je suis ouvert à tout. Mais il faut qu'il y ait aussi une volonté du club, et ça, je ne le maîtrise pas ». Une déclaration qui interroge et qui sonne comme un étonnement venant de la bouche d’un entraîneur qui a prouvé sa valeur. La raison de négociations non entamées serait-elle une confirmation que la direction sportive va être chamboulée par le départ de Lorenzi ? Possible en tout cas, Eric Roy compte bien faire valoir ses desiderata dans l'éventualité d’une prolongation de l’aventure brestoise : « Je n'ai pas de problèmes particuliers, mais quand tu t'engages dans un projet, tu as besoin d'avoir une visibilité, avec qui tu vas travailler, comment, avec quels joueurs, qui s'en va, qui reste, qui arrive... Je pense que le club travaille depuis un moment sur le recrutement, mais ce sont des choses dont on n'a jamais parlé ensemble. En tout cas, de ma part, il n'y a pas d'ultimatum, il n'y a pas de volonté de ne pas rester si certaines choses ne sont pas remplies. Il faut discuter, voir s'il y a une volonté commune, et se mettre d'accord ou pas. ». Si l’emploi d’une triple négation complexifie la compréhension des dires de l’ancien directeur sportif de Watford, il faut comprendre que celui-ci est prompt aux compromis et ne devrait pas être démissionnaire, sauf en cas de désaccord extrême qui paraît peu probable.
Une intention assez rassurante pour les supporters finistériens qui restent méfiants quant à une réorganisation complète du SB29, d’un effectif en chantier, et de la réussite d’Eric Roy sur une deuxième saison. Pour l'heure, il faut savourer un maintien durement acquis et pourquoi pas le bonifier demain soir face à un Olympique de Marseille qui dispute son dernier match de la saison à l’Orange Vélodrome. À suivre…