Après une entame encourageante et un succès renversant sur la pelouse du Slavia Prague (3-2), le Racing Club de Lens a brutalement mesuré l'exigence du très haut niveau européen. Battus à domicile par un Sporting Portugal clinique et réaliste (0-2), les Sang et Or ont payé au prix fort leurs largesses défensives.
Au cœur de cette déconvenue, la charnière centrale composée de Samson Baidoo et d'Ismaëlo Ganiou a vécu une soirée cauchemardesque, une contre-performance qui risque de peser lourd à l'approche des prochaines fenêtres de transferts.
Une défense sous le feu des critiques face au réalisme lisboète
Titulaire dans l'axe, Samson Baidoo n'a pas résisté aux assauts portugais et a cédé sa place dès la 58e minute de jeu, suppléé par Ruben Aguilar. De son côté, Ismaëlo Ganiou est allé au bout de la rencontre mais a globalement souffert face à la vivacité de Luis Suárez, buteur dès la 22e minute, et d'Idrissa Doumbia, qui a définitivement scellé le score en fin de match (74e).
Une partition collective insuffisante qui met en lumière les limites actuelles d'un effectif jugé un peu trop juste pour enchaîner les rencontres de C1 à haute intensité.
Des perspectives de vente estivales sous surveillance
Pourtant, l'été dernier, l'état-major artésien avait fermement verrouillé ses deux tauliers défensifs, refusant de céder malgré les convoitises prononcées de plusieurs écuries européennes, à l'image d'un certain Pierre Sage, alors positionné sur les dossiers lensois. Fortement valorisés sur le marché (estimés à 30 millions d'euros pour Ganiou et 25 millions d'euros pour Baidoo), les deux joueurs incarnent les plus fortes valeurs marchandes du club aux côtés du gardien Robin Risser.
Pour espérer décrocher un jackpot financier lors du mercato estival 2027, les deux défenseurs devront rapidement rectifier le tir et retrouver la solidité qui faisait leur force la saison passée. La scène européenne ne pardonne aucune approximation.