Du côté des recruteurs du Nord, on se mord les doigts d’avoir laissé un talent aussi doué, au vu des récentes prestations de ce dernier.
« J’ai été agréablement surpris par le numéro 8. Oh mon Dieu, d’où vient ce garçon ? Il a très bien joué, il m’a surpris ». À peine éliminé, le sélectionneur espagnol, Luis Enrique, ne manquait pas d’éloges à l’égard de ce joueur. Au bout du match intense, tous (ou presque) les yeux se tournaient vers le héros désigné : Yassine « Bono » Bounou. Après avoir arrêté tous les tirs au but de Sarabia, Soler et Busquets, le gardien marocain avait les arguments pour attirer tous les projecteurs sur lui.
Luis Enrique, lui, s’est affiché marqué par le talent d’un autre : Azzedine Ounahi. Le fameux « numéro huit » dont parlait l’ancien coach de l’AS Roma, du Celta Vigo et du FC Barcelone en conférence de presse. Étincelant, Azzedine Ounahi a réussi à percer les lignes tel un feu follet intenable.
Connu des radars lillois
La jeune pépite de 22 ans, qui ne cesse de se révéler en mondovision match après match, n’est pas inconnu du bataillon lillois. En effet, les Dogues étaient fortement intéressés par le talent du bonhomme. Le but : renforcer l’entrejeu de Paulo Fonseca. Prêt à lâcher sept millions dans la transaction, le LOSC s’est heurté face aux exigences ambitieuses d’Angers qui demandaient bien plus. Pour L’Equipe, Olivier Letang revient sur cet épisode : « On suivait ce joueur parce qu’il entrait totalement dans notre modèle de jeu, il est fluide, dynamique, avec un gros volume. Il peut faire plein de choses, sortir le ballon sous pression. J’avais même sondé Vahid. Il a un vrai potentiel ». Une fois Ounahi de retour en France, ce sera forcément un peu plus que 7 millions qu’il faudra glisser au club angevin.