Alors que le FC Nantes se débat dans les profondeurs du classement de Ligue 1, une page importante de l'histoire récente du club est sur le point de se tourner définitivement. Prêté l'été dernier en Grèce, Alban Lafont ne semble plus avoir la tête à la Beaujoire, et la réciproque est vraie pour la direction nantaise. Entre la lutte pour le maintien sous l'égide de Vahid Halilhodzic et les ambitions européennes du portier de 27 ans, les chemins divergent. Un transfert sec se précise désormais du côté d'Athènes, offrant une porte de sortie par le haut à un mariage qui avait fini par s'essouffler.
L'effet Rafael Benitez au Panathinaïkos
Tout semble avoir changé pour Alban Lafont depuis la nomination de Rafael Benitez sur le banc du club grec. Longtemps mis en concurrence avec Dragowski, le gardien formé à Toulouse a enfin trouvé la stabilité et la confiance dont il manquait sur les bords de l'Erdre. Ses récentes performances, notamment son match héroïque face au Betis Séville en Europa League, ont fini de convaincre l'état-major du Panathinaïkos : Alban Lafont a été intronisé numéro un à l’arrivée de Rafael Benitez. Désormais, le club athénien ne cache plus son intention de conserver définitivement le gardien français, dont la valeur marchande est aujourd'hui estimée à 3 millions d'euros.
Une opération gagnant-gagnant pour le FCN
Pour la Maison Jaune, ce départ définitif apparaît comme une bénédiction administrative et financière, quel que soit l'avenir sportif du club (Ligue 1 ou Ligue 2). Sous contrat jusqu'en 2027, Lafont pèse sur la masse salariale et ne rentre plus dans les plans techniques de la nouvelle ère Halilhodzic. La somme de 3 millions d'euros, bien que modeste par rapport au potentiel initial du joueur, semble être dans les cordes du club grec. Selon un proche du joueur, un transfert définitif « paraît possible » dès l'ouverture du prochain mercato. Nantes s'apprête donc à dire adieu à son ancien capitaine, permettant ainsi au club de se concentrer sur sa reconstruction défensive.