Auteur d’une première saison tout simplement phénoménale sous la tunique de l’Olympique Lyonnais, Pavel Šulc affole totalement le marché anglais. Face aux assauts répétés de la Premier League, la direction rhodanienne a fixé des barrières financières très hautes pour son milieu offensif.
Une première saison d'anthologie qui change totalement son statut
Recruté l’été dernier en provenance du Viktoria Plze? pour la modeste somme de 7,5 millions d’euros, Pavel Šulc n’a pas mis longtemps à mettre les supporters de l'OL dans sa poche. Le milieu de terrain offensif tchèque de 25 ans a réalisé un exercice de haut vol, bouclant sa première année entre Rhône et Saône avec un bilan impressionnant de 14 buts et 8 passes décisives en 38 matches toutes compétitions confondues. Des statistiques de premier ordre qui ont immédiatement modifié son statut en interne.
Devenu une pièce maîtresse et indiscutable dans les plans de jeu de Paulo Fonseca, Šulc a vu sa cote grimper en flèche sur le marché européen. Sa polyvalence tactique, sa vision du jeu et son efficacité clinique dans la zone de vérité ont fini par convaincre les recruteurs du Royaume que le natif de Karlovy Vary disposait du profil idoine pour briller en Angleterre.
Leeds United passe à l'attaque, l'OL se montre inflexible
Le dossier a pris une sérieuse accélération au cours des dernières heures. Selon les informations dévoilées par Foot01, les dirigeants de Leeds United ont officiellement initié les discussions avec l'entourage du joueur pour tenter de l'enrôler cet été. Mais les Peacocks ne sont pas seuls sur les rangs : Everton suit la situation de très près, tandis qu'Aston Villa garde toujours un œil sur un élément qu'il pistait déjà avant sa signature en France.
Sous contrat avec l'écurie lyonnaise jusqu'en juin 2029, le meneur de jeu ne sera pas bradé. Bien au contraire. Bien décidée à faire monter les enchères, la direction de l'OL a posé ses conditions et refuse catégoriquement d’ouvrir les négociations en dessous de la barre des 30 millions d’euros. À ce tarif, le club rhodanien réaliserait une plus-value nette XXL sur un investissement particulièrement rentable.
Ce coup de force lyonnais fait d'ailleurs écho aux récents mouvements du rival marseillais. Si l'OM a vendu Mason Greenwood à Fenerbahçe pour 39 millions d'euros (bonus compris), le club phocéen ne va en réalité récupérer que 25 millions d'euros nets en raison du pourcentage à la revente initialement négocié par Manchester United. En vendant Šulc à 30 millions d'euros, Lyon empocherait un chèque sec bien plus avantageux. Reste à savoir si la Premier League acceptera de s'aligner sur les exigences de John Textor pour priver Paulo Fonseca de sa plus belle certitude offensive.