Déjà surveillé de près par plusieurs écuries de Serie A italienne, l'attaquant de l'Olympique de Marseille Amine Gouiri s'est retrouvé au cœur des discussions du côté de Galatasaray. Cependant, le club d'Istanbul s'est présenté à la table des négociations avec une proposition que les dirigeants olympiens ont immédiatement qualifiée de honteuse.
Galatasaray tente un coup de poker grossier
Les recruteurs turcs manquent cruellement de tact, mais pas d'audace. Parfaitement conscient des turbulences financières qui escortent le marché estival de l'Olympique de Marseille, Galatasaray a coché le nom de Amine Gouiri comme une opportunité en or. La polyvalence de l'international algérien et sa faculté à occuper tous les postes de l'animation offensive séduisent fortement le board stambouliote. Pourtant, ce dossier s'annonce mort-né. Selon les révélations du média sportif turc Sporx, la proposition transmise sur le bureau des dirigeants phocéens consiste en un prêt simple, sans option d'achat obligatoire. Une formule immédiatement repoussée par l'état-major marseillais.
Du côté de la Commanderie, la ligne directrice est limpide : Gouiri n'est absolument pas à vendre, et encore moins bradé dans des conditions aussi précaires. Comme l'a confirmé L'Équipe ce samedi, le nouvel entraîneur Bruno Genesio considère l'ancien Rennais comme une pièce maîtresse de son puzzle tactique pour la saison à venir. Apprécié pour son bagage technique et sa justesse chirurgicale dans la zone de vérité, le Fennec est perçu comme l'un des piliers du projet offensif, au même titre que son compère brésilien Igor Paixao.
Le dilemme de la DNCG paralyse Stéphane Richard
Si le volet sportif est verrouillé par Genesio, la réalité économique pourrait tout de même bousculer les plans. Émargeant à un salaire mensuel estimé à 300 000 euros, le joueur pèse lourd sur les comptes du club. Placé sous l'œil inquisiteur du gendarme financier (DNCG), l'OM se doit de dégraisser sa masse salariale pour valider ses futures recrues. Une prise en charge intégrale de ses émoluments par Galatasaray aurait pu faire réfléchir le directeur sportif Grégory Lorenzi, mais les exigences de la formation turque s'avèrent bien trop éloignées des standards acceptables.
Bien que Bruno Genesio pousse pour opposer une fin de non-recevoir définitive, le président olympien Stéphane Richard garde une posture pragmatique. Ce dernier a rappelé en coulisses que le club ne pouvait pas se permettre de prendre ses interlocuteurs de haut et qu'il étudierait méticuleusement chaque offre sérieuse d'achat sec. Mais en l'état actuel des négociations, le dossier Gouiri est très loin d'aboutir, au grand soulagement des supporters marseillais.