Très actif dans le sens des arrivées avec pas moins de 10 arrivées (hors options d’achat levées et retours de prêt), l’Olympique de Marseille s’est toutefois montré plus discret dans le sens des départs.
En effet, outre les départs libres du minot Boubacar Kamara et de la légende phocéenne Steve Mandanda, seuls Lucas Perrin (qui a vu son option d’achat être levée par Strasbourg) et Luan Peres ont quitté les vice-champions de France.
Pablo Longoria, mauvais vendeur ?
Pablo Longoria le sait, Javier Ribalta le sait, Igor Tudor le sait. Le propriétaire Frank McCourt a fait part de son mécontentement à l’égard des finances de l’OM, des finances dans le rouge. Ainsi, le président marseillais a clairement indiqué à ses équipes qu’il n’injectera plus de sommes démesurées.
Par conséquent, Pablo Longoria était fortement invité à dégraisser la masse salariale d’une part et à recruter en n’utilisant que le budget prévu et alloué au mercato.
Cependant, ce n’est pas avec les 6,73 millions récupérés que l’OM va pouvoir continuer à dépenser des milles et des cent afin de se constituer un armada capable de faire bonne figure en Ligue des Champions.
Pour l’heure, de nombreux indésirables phocéens ont quitté le club sous la forme d’un prêt (parfois avec option d’achat et parfois non) à l’image de Kevin Strootman (Genoa), Pol Lirola (Elche), Konrad de la Fuente (Olympiakos), Luis Henrique (Botafogo) ou encore Nemanja Radonjic (Torino).
Si d’autres départs sont attendus comme le messie avec entre autre les départs de Cédric Bakambu et de Duje Caleta-Car, le mercato marseillais dans le sens des départs ne semble pas être une grande réussite et ce même si l’OM arrive à alléger sa masse salariale.
Un nouvel échec au poste de Grantatakan
Depuis le départ d’André-Pierre Gignac en 2015, l’OM a tenté de trouver un successeur à l’ancien toulousain. Ainsi, se sont successivement succédé : Michy Batshuayi, Steven Fletcher, Aaron Leya Iseka, Bafétimbi Gomis, Valère Germain, Kostantinos Mitroglou, Mario Balotelli, Dario Benedetto, Bamba Dieng, Cédric Bakambu et donc Arkadiusz Milik.
À part à de rares occasions, ces attaquants n’ont pas été en mesure d’apporter leur classe et une sérénité infaillible devant le but. Chacun de ces joueurs ont leur propre style, un style qui, au final, n’a jamais réellement pris la sauce.
L’attaquant polonais ne fait pas exception à la règle. Performant avec l’Ajax Amsterdam puis aussi et surtout avec le SSC Napoli, Milik était mis de côté par sa direction à cause de différents contractuels. Prêté puis vendu à l’OM, ce dernier aura réalisé des performances honorables. Toutefois ces performances et son style de jeu restent tout de même bien loin de ce qui était attendu à son arrivée.
Plus forcément en odeur de sainteté sur la cannebière et poussé vers la sortie par les jeunes Luis Javier Suarez et Bamba Dieng, Arkadiusz Milik quitte le club phocéen pour la Juventus de Turin sous la forme d’un prêt d’un million d’euros assorti d’une option d’achat non obligatoire qui s’élève à 8 millions d’euros.
Si ces sommes aussi « faibles » peuvent faire grincer des dents, ce n’est rien comparé à la clause liant le buteur polonais à son ancien club du Napoli. En effet, si l’OM venait à vendre son joueur, le club phocéen devrait verser pas moins de 20% de cette somme au club italien.
Ainsi, si la Juventus de Turin décide de lever l’option d’achat, l’OM sera certes débarrasser d’un joueur encombrant financièrement parlant et décevant sportivement parlant mais n’aura en aucun cas réalisé une plus-value ou une belle vente sur un joueur qui dispose encore d’une cote s’élevant à 16 millions d’euros.
???????? @arekmilik9 est prêté avec option d’achat à la @juventusfc.
— Olympique de Marseille (@OM_Officiel) August 26, 2022
Merci pour tout et bonne chance ???? pic.twitter.com/xVZc0OQyfY