À Paris, le dossier Ousmane Dembélé s’installe dans une zone grise inconfortable. Alors que le Ballon d’Or 2025 est devenu l’un des visages forts du projet parisien, sa prolongation patine. Les discussions avec la direction n’avancent plus et laissent apparaître un désaccord profond. Entre reconnaissance sportive, exigences salariales et cadre économique du club, le PSG marche sur une ligne étroite. Et l’Europe observe attentivement.
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Un fossé salarial difficile à combler
Le cœur du problème est financier. Selon Ekrem Konur, le PSG a formulé une offre estimée à 30 millions d’euros annuels, assortie de bonus liés aux performances. Une proposition conséquente, mais insuffisante aux yeux de Dembélé. Le joueur, auréolé de son Ballon d’Or, viserait un salaire compris entre 50 et 60 millions par saison. Un écart massif. Nasser al-Khelaïfi a tenté de poser un cadre clair avant le match contre le Sporting. "On a un salary cap, comme tout le monde le sait. L'équipe et le club sont les plus importants". Une manière de rappeler que, malgré l’aura du joueur, Paris ne veut plus s’extraire de ses propres limites économiques.
La Premier League en embuscade
Cette situation ne passe pas inaperçue. En Angleterre, Chelsea, Arsenal et Liverpool suivent le dossier avec attention. Ces clubs disposent des moyens pour répondre aux exigences du Français et peuvent lui offrir un environnement sportif compétitif. La Premier League, par son exposition et son intensité, représente une tentation crédible. L’Arabie Saoudite est aussi évoquée, prête à frapper fort financièrement. Cette multiplicité de courtisans renforce la position de Dembélé dans les discussions et accentue la pression sur la direction parisienne.
Le temps comme allié, ou comme piège
Malgré les tensions, rien n’est urgent sur le plan contractuel. Dembélé est lié au PSG jusqu’en 2028. Cette durée laisse de la marge pour temporiser. Reste la question de sa valeur. Estimé à 100 millions d’euros par Transfermarkt, le joueur représente un investissement lourd, surtout à 29 ans. Un frein potentiel. Al-Khelaïfi, lui, entretient le lien humain. "J'adore Ousmane comme joueur et comme personne. Les gens ne le connaissent sans doute pas mais c'est une magnifique personne". À Paris, l’attachement existe. Mais le compromis, lui, reste à trouver.