Trois semaines après avoir quitté Rennes pour Al-Hilal, Kader Meïté découvre un environnement bien plus contraignant que prévu. Recruté pour plus de 30 millions d’euros, l’attaquant de 18 ans peine à trouver sa place dans le groupe… pour des raisons administratives plutôt que sportives. En cause, un règlement strict sur le nombre de joueurs étrangers autorisés en championnat.
Un quota qui freine son intégration
Auteur de 5 buts en 17 apparitions avec le Stade Rennais cette saison, Meïté figurait parmi les jeunes profils en vue en Ligue 1. Son départ vers Al-Hilal avait surpris, d’autant que plusieurs clubs de Premier League s’étaient renseignés. Mais en Saudi Pro League, chaque équipe peut compter jusqu’à dix joueurs étrangers dans son effectif, sans pouvoir en inscrire plus de huit sur la feuille de match. Une contrainte réglementaire qui limite directement ses opportunités. Face à Al-Ittihad samedi, il n’était d’ailleurs pas convoqué. Une absence liée au quota, et non à son niveau de performance.
Une concurrence déjà installée
Dans un effectif qui comprend Malcom, Sergej Milinkovic-Savic ou encore Rúben Neves, la hiérarchie est dense. L’arrivée récente de Karim Benzema a renforcé ce secteur offensif déjà chargé. Depuis le 5 février, Meïté n’a disputé qu’une minute en championnat.
Le jeune Franco-Ivoirien peut toutefois apparaître en Ligue des Champions asiatique, où cette limitation ne s’applique pas. D’autres joueurs, comme Darwin Núñez ou Marcos Leonardo, se retrouvent dans une situation similaire. Sous contrat pour trois ans et demi, Meïté dispose encore de temps pour s’adapter. Pour l’instant, c’est bien la réglementation qui rythme ses débuts.